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Lucas de Valdés

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre espagnol (Séville 1661 Cadix 1725).

Il manifesta très jeune sa vocation, exécutant ses premières gravures dès l'âge de onze ans. Mais son père, Juan de Valdés Leal, exigea qu'il étudiât le latin et les mathématiques chez les Jésuites, avant de se consacrer à la peinture. Marié en 1681, Lucas de Valdés eut une activité artistique importante après la mort de son père, comme peintre décorateur et graveur ; ses dernières années (1719-1725) se passèrent à Cadix, comme professeur de mathématiques à l'École navale, qui venait de s'y installer (signe caractéristique du déclin commercial et maritime de Séville).

Lucas de Valdés, s'il doit beaucoup à son père, n'est pas un simple épigone. Il est moins dramatique et moins " expressionniste ", tout aussi dynamique, mais plus orienté vers les recherches de scénographie et de perspective. Il a peint de grands tableaux narratifs, fort estimables, dont certains sont déposés au musée de Huelva (Sainte Isabelle de Portugal faisant l'aumône, Allégorie de la fondation du tiers ordre de la Merci). Mais il est surtout peintre de décoration à la détrempe — comme la très remarquable voûte à colonnades feintes de l'église jésuite S. Luis ou les revêtements à la manière de tapisseries de la nef des Vénérables —, ou des vastes compositions murales, comme les transepts de l'église dominicaine S. Pablo (Procession de la Vierge présidée par le roi saint Ferdinand, Autodafé).

Il a laissé également une œuvre abondante d'aquafortiste, aussi bien par des sujets religieux (Apparition de la Vierge et de l'Enfant Jésus à saint Félix de Cantalicio) que par des portraits de religieux (le Jésuite, P. Tamariz, 1707) et de notabilités de la ville de Séville.