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Georges Trubert

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Enlumineur français (actif dans le dernier tiers du xve s.).

Régulièrement mentionné au service de René d’Anjou de 1467 à 1480, et de son petit-fils René II de Lorraine de 1491 à 1499, Trubert est l’un des rares enlumineurs français dont le nom soit attesté par un document concernant une œuvre conservée, le Diurnal de René de Lorraine, peint à Nancy en 1493 (Paris, B. N.). Sa carrière l’a amené à travailler dans diverses régions de la France. Enlumineur en titre et familier de René d’Anjou depuis 1467, il devait à ses faveurs des bénéfices appréciables. Bien que l’on ne conserve de lui aucun ouvrage expressément exécuté pour René, Trubert se montrait très au courant des thèmes de dévotion et d’iconographie chers au roi (Heures, Los Angeles, J. P. Getty Museum). Après la mort de son mécène, il resta établi à Avignon où il travailla comme enlumineur indépendant (Heures, bibl. d’Avignon, de Moulins), jusqu’à ce que René II de Lorraine, héritier du goût des livres de son grand-père, le fasse venir à Nancy comme enlumineur en titre, fonction qu’il gardera jusqu’à sa disparition v. 1500. C’est de cette époque que datent ses manuscrits les plus célèbres, chefs-d’œuvre d’invention narrative et de mise en page poétique, où de belles figures expressives représentées à mi-corps sont encadrées par des bordures en trompe-l’œil d’une fantaisie inépuisable : outre le Diurnal, il peint pour René de Lorraine un Bréviaire en 2 volumes (Paris, Arsenal et Petit Palais) ainsi qu’un livre d’heures, et pour Jean de Chasteauneuf, secrétaire de René II après l’avoir été du Roi René, un riche livre d’heures (Paris, B. N.).