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Francesco Traini

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien (Pise, documenté de 1321 à 1345).

Cité à Pise dès 1321, il est l’auteur documenté du Polyptyque de saint Dominique (Saint Dominique et 8 Scènes de sa vie, auj. à Pise, M. N.), de 1344-1345. Les seules œuvres qui puissent être rapprochées sûrement de ce polyptyque sont la Vierge et l’Enfant (Pise, anc. coll. Schiff), le Père éternel bénissant (Chapel Hill, W. H. Ackland Memorial Center), l’Archange saint Michel (Lucques, Museo di Villa Guinigi), Saint Paul (musée de Nancy), qui faisait pendant à un Saint Grégoire (localisation inconnue), Sainte Anne, la Vierge et l’Enfant (musée de Princeton) et une Vierge à l’Enfant au Prado. Après bien des discussions critiques, on a longtemps admis que Traini pourrait être aussi l’auteur des fameuses fresques du Campo Santo (Pise) avec le Triomphe de la Mort ou du Triomphe de saint Thomas d’Aquin (Pise, église S. Caterina), attribution remontant à Vasari et acceptée encore aujourd’hui par certains critiques. Mais on peut reconnaître que les fresques du Campo Santo, rapprochées de l’art émilien par R. Longhi, sont en réalité d’un toscan que L. Bellosi identifiée avec Buffalmaco (seul le Calvaire pourrait être de Traini) et que le Triomphe de saint Thomas est une œuvre siennoise dans la manière de Lippo Memmi. Laissant ces deux œuvres en marge du problème posé par Traini et écartant aussi l’attribution de certains panneaux de polyptyques du M. N. de Pise, nous nous en tiendrons au groupe d’œuvres sûres indiquées plus haut. Ces peintures présentent un style pictural d’origine siennoise, proche de celui de Simone Martini et Lippo Memmi (qui travaillèrent pour Pise). Traini reprend ces qualités, mais en accentue la rondeur et la plastique sculpturale, tandis que, dans le Polyptyque de saint Dominique (datant sans doute de la dernière phase de son activité), il tend à une étonnante caractérisation expressionniste où apparaissent ses rapports avec l’œuvre des Lorenzetti et avec la production avignonnaise de Matteo Giovannetti. Les petites scènes latérales, comme celle de Saint Dominique sauvant des naufragés, par exemple, abondent en éléments que l’on retrouve dans l’œuvre du peintre de Viterbe.

Francesco Traini demeure le seul grand peintre de Pise au xive s. ; ses modes furent déterminants pour les artistes locaux, qu’il s’agisse des plus nobles (Francesco Neri da Volterra ou le Maître de la Crucifixion du Camposanto, par exemple) ou de peintres mineurs comme Giovanni di Nicola ou Cecco di Pietro.