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Niele Toroni

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre suisse (Muralto, Locarno, 1937).

Après s’être installé à Paris en 1959 dans le but de devenir peintre, Niele Toroni a montré pour la première fois ses œuvres en 1967 au Salon de la jeune peinture et, quelque temps après, à la 5e Biennale de Paris avec Daniel Buren, Olivier Mosset et Michel Parmentier. Les tableaux de Toroni ne présentaient que des empreintes de pinceau d’une seule couleur régulièrement disposées en quinconce. Depuis, Toroni n’a pas changé. Si la couleur peut varier, le support être différent mais toujours rester plat, l’artiste réalise en toutes circonstances ce qu’il a lui-même énoncé comme des « empreintes de pinceau no 50 répétées à intervalles réguliers (30 cm) ». Avec cette obligation de travailler dans le plan, de recouvrir avec un geste et des outils de peintre une surface, et en particulier quand il se trouve confronté aux murs eux-mêmes d’un espace, le travail de Toroni se présente bien comme un travail de peintre, réduit en quelque sorte à sa plus stricte économie. Il n’y a d’autre part rien à voir que ce qui est à voir, les empreintes et leur disposition ne renvoyant à rien d’autre qu’à elles-mêmes. L’œuvre n’a pas d’autre signification dans son refus et sa rigueur que celle d’être de la peinture. Le radicalisme de cette théorie mais aussi sa pertinence et l’élégance des trouvailles à l’intérieur de ce cadre aussi contraignant font de Toroni l’un des artistes les plus conséquents de sa génération. La Kunsthalle de Berne et le Stedelijk Van Abbemuseum d’Eindhoven lui ont consacré en 1978 une exposition personnelle. Une rétrospective de son œuvre a été organisée en 1987 au Centre national d’Art contemporain de Nice et au musée de Grenoble, suivie d’une exposition au M. N. A. M. de Paris en 1991-1992 puis au C. A. P. C. de Bordeaux en 1997.