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Juan de Toledo

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre espagnol (Lorca v. 1615 – Madrid 1665).

Né dans le royaume de Murcie, fils de peintre et formé par son père, il connut un destin nomade et quelque peu hors série. Il fut soldat en Italie et y atteignit le grade de capitaine de cavalerie. Il se serait lié d’amitié à Rome avec Cerquozzi, le « Michel-Ange des batailles », et aurait appris de lui à peindre des sujets guerriers, bien que ses œuvres fassent plutôt songer à Salvator Rosa et aux peintres de l’Italie du Sud. Rentré en Espagne, il s’installa d’abord à Grenade et y conquit le succès par ses tableaux de batailles, terrestres et navales. Il séjourna ensuite à Murcie, collaborant avec Gilarte à la chapelle du Rosaire de S. Domingo, y peignant sans doute la grande Bataille de Lépante en ne laissant à Gilarte que la partie décorative. Il se fixa enfin à Madrid, où il termina sa vie. Le Prado (avec 6 tableaux de combats navals entre Espagnols et Turcs, de débarquements, de naufrages), les musées de Murcie et de Porto, le Bowes Museum à Barnard Castle, la coll. Harrach à Vienne l’accréditent – avec la turbulence de ses figurines adroitement groupées et leur lumière un peu glauque – comme un peintre habile et sensible, le meilleur d’Espagne en ce genre. Mais on ne doit pas oublier que Toledo fut dans sa période madrilène un excellent peintre de tableaux religieux. Ses œuvres du couvent des Mercédaires d’Alarcón à Madrid (Immaculée du grand retable, Saint Pierre Nolasque) marquent sa place au tournant du xviie s. entre le style encore un peu raide des disciples de Carducho et les prémices du baroque.