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Gérard Titus-Carmel

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Artiste français (Paris 1942).

Il étudie la gravure à l’école Boulle, à Paris, de 1958 à 1962. Dessinateur rigoureux et raffiné, il développe, à partir de l’idée d’une chose et de sa réalité matérielle, des séries de détériorations, usures, pourrissements du matériau ou de la forme (20 Variations sur l’idée de détérioration, 1971 ; Altérations d’une sphère, 1971), mettant ainsi en évidence les rapports modèle-représentation, mais aussi la notion de temps et de durée. Dans cette démarche se situent également ses « reconstitutions olfactives » (Giant’s Causeway, 1970 ; Forêt vierge-Amazone, 1971 ; Paysage romantique ; hommage à Caspar David Friedrich, 1972). Dans un processus dialectique, l’artiste en vient à créer de toutes pièces (en bois, tissu, fourrure, corde, etc.) les objets qu’il traite par séries et variations, qu’il intègre parfois à l’œuvre graphique par collage ; le dessin crée l’objet, et l’objet, le dessin, et c’est ainsi que naissent les « Pourtours » et les « Déambulatoires » (1973), les « Agrès et biffures » (1976), The Pocket Size Tlingit Coffin (1975-1976, Paris, M. N. A. M.). Si la couleur est introduite par l’aquarelle, la gouache ou le pastel (« Notes d’hiver » et « Noren », séries de 1977), le noir (avec intervention de caches et de coups de gomme : Suite Narwa, 1977) demeure au centre d’une œuvre dont les investigations conceptuelles et graphiques s’interpénètrent.

En 1984, il revient à la peinture, après un arrêt de quinze ans, avec les séries « Ombres » et « Nuits ». Ces peintures, souvent abstraites, présentent des couleurs vives : « Série autour de l’X », 1986. En 1989, la série « Extraits et fragments des saisons » ramène le dessin au premier plan, tandis que celle des « Forêts » (1995) s’organise à partir de grands papiers collés peints à l’acrylique. L’artiste est présent dans les collections du M. N. A. M. à Paris ainsi que dans de nombreux musées français.