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James Tissot

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Nantes 1836 – Bullion, Doubs, 1902).

Artiste éclectique, au caractère complexe, Tissot partagea sa vie entre Paris et Londres, où il connut un immense succès. Il subit des influences opposées qui expliquent l’aspect hétérogène de son œuvre. Un voyage en Belgique en 1859 lui fit découvrir Henri Leys et les « prérubénistes ». Ces artistes marquèrent profondément nombre de ses tableaux, empreints d’une certaine pédanterie historique : allégories (la Danse de mort, 1860, Providence, Rhode Island School of Design) et scènes de genre aux personnages vêtus de costumes anciens (la Rencontre de Faust et de Marguerite, 1860, musée d’Orsay ; l’Enlèvement, musée de Nantes ; Une intéressante histoire, 1872, Melbourne, N. G.). Alors que l’empreinte de Degas, son ami intime (Tissot déclinera son invitation à participer à la première exposition impressionniste en 1874), est concrète dans beaucoup de ses toiles (Portrait de Mlle L. L., dit « Jeune Femme en veste rouge » 1864, musée d’Orsay ; l’Acrobate, v. 1883, Boston, M. F. A.), Tissot fut aussi le portraitiste de la société élégante (le Cercle de la rue Royale, 1868, coll. part. ; la Dame à l’ombrelle, Mrs. Newton, v. 1878, musée de Gray). À partir de 1886, il effectua plusieurs voyages en Palestine en vue de l’illustration de la Vie du Christ (éditée en 1896), puis de la Sainte Bible (éditée en 1904). Il laissa en outre un œuvre important de graveur, entrepris dès 1860 (90 planches). Il décora également la chapelle des Dominicains du faubourg Saint-Honoré (Paris) et réalisa quelques objets en émail cloisonné (Paris, musée des Arts décoratifs). Ses peintures sont nombreuses dans les musées anglais (Londres, N. P. G., Tate Gal. ; Manchester), américains (New York, Brooklyn Museum ; San Francisco ; Toledo ; Worcester ; Boston) et du Commonwealth (Hamilton, Toronto, Ottawa, Auckland) ; l’artiste est également représenté aux musées de Nantes (suite en 4 tableaux de l’Enfant prodigue, 1880), de Gray, de Dijon, et de Paris (Petit Palais et musée d’Orsay). Une importante rétrospective a été consacrée à Tissot (Londres, Barbican Art Gal. ; Paris, Petit Palais, 1985).