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Theodoor Van Thulden

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre flamand (Bois-le-Duc 1606 – id. 1669).

Il appartenait à une famille catholique et bourgeoise d’Oirschot, près de Bois-le-Duc, et il fut l’apprenti d’un certain Abraham Van Blyenberch (1621-1622). En 1626, il est inscrit comme maître à Anvers. Peut-être se forma-t-il auprès de Rubens. Il est déjà fortement influencé par son style lorsqu’il peint à Paris de 1632 à 1634, pour les Trinitaires, les Scènes de la vie de saint Jean de Matha (disparues). De retour à Anvers, il travaille aux côtés de Rubens à la décoration de la ville pour l’entrée du Cardinal-Infant (1635), dont il sera chargé de conserver le souvenir par un album de gravure, le Pompa introïtus, puis à celle de la Torre de la Parada (1636). Chargé de soucis financiers et familiaux, il quitte Anvers en 1643 pour s’installer à Oirschot, puis à Bois-le-Duc, où il se fixe jusqu’à sa mort, en 1669, avec toutefois un court séjour à Paris (1647). C’est là qu’il réalise, de 1648 à 1651, ses grandes compositions pour la Huis ten Bosch à La Haye ainsi que les cartons de vitraux, en 1656, pour la cathédrale Sainte-Gudule à Bruxelles. Rarement portraitiste (on ne lui connaît que 3 portraits, aux musées de Bruxelles et de Tournai, dont la Musique et l’amour, Bruxelles, M. R. B. A., où il tente avec quelque maladresse d’atteindre à la distinction de Van Dyck), il a produit des toiles religieuses (le Christ à la colonne, id. ; les Provinces flamandes honorant la Vierge, 1654, Vienne, K. M. ; le Christ ressuscité apparaissant à la Vierge, peint pour les Jésuites de Bruges, Louvre), des allégories et des scènes mythologiques, plus souvent galantes qu’héroïques (Persée délivrant Andromède, 1664, musée de Nancy), dont une quarantaine sont signées et datées. Il se montre généralement fidèle à Rubens, sans en avoir la force, inclinant vers le classicisme et préférant fréquemment la grâce à la violence. Il est intéressant en tant que dessinateur (Ulysse et Pénélope endormis, Vienne, Albertina), d’autant que, là, il est attiré par le maniérisme de la première école de Fontainebleau ; il réalisera même deux recueils de gravures d’après les fresques de la galerie d’Ulysse, du Primatice, au château de Fontainebleau. Une exposition a été consacrée à l’artiste (Strasbourg, musée des Beaux-Arts) en 1992.