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Sophie Taeuber-Arp

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre et sculpteur suisse (Davos 1889 – Zurich 1943).

Elle fréquenta les écoles des arts et métiers de Saint-Gall, de Munich et de Hambourg. En 1915, elle rencontre Jean Arp et participe avec lui, en utilisant des modes d’expression divers : peinture (Triptyque, 1918, Zurich, Kunsthaus), sculpture, marionnettes, numéros de danse, au mouvement Dada. Les deux artistes se marient en 1921, alors que Sophie Taeuber enseigne à l’École des arts et métiers de Zurich. Ils exécutent avec Théo Van Doesburg le décor de la brasserie de l’Aubette à Strasbourg (1927-1928, projets au musée de Strasbourg et au M. N. A. M. de Paris) ; cet ensemble (auj. détruit mais partiellement reconstitué en 1994) fut une importante réalisation montrant l’adéquation de l’abstraction au cadre architectural. De 1928 à 1940, Sophie Taeuber-Arp habite Meudon-Val-Fleury avec son mari dans une maison dont elle a dessiné les plans. En 1931, elle participe à l’association Abstraction-Création, puis crée avec César Domela la revue Plastique (1937-1939), dont 5 numéros verront le jour. La guerre la conduit avec son mari en Dordogne puis à Grasse (1941-1943), où elle retrouve Sonia Delaunay et Alberto Magnelli, enfin à Zurich, où elle meurt accidentellement. Son œuvre comporte un grand nombre de peintures et de reliefs ainsi que quelques sculptures et œuvres d’art appliqué. Dès 1916, l’artiste avait réduit son vocabulaire : carrés et rectangles de vives couleurs disposés perpendiculairement dans la surface, selon les horizontales et les verticales (Composition verticale-horizontale à triangles réciproques, 1918, Zurich, Kunsthaus). Dans les années suivantes, elle introduira des cercles, puis des courbes figureront parfois des animaux ou des objets stylisés. Toute son œuvre oscillera dès lors entre les ondulations linéaires et les constructions orthogonales les plus strictes avec l’utilisation de couleurs primaires (Quatre Espaces à croix brisée, 1932, Paris, M. N. A. M.). En 1936, l’artiste entreprend sa série de reliefs en bois constitués de formes géométriques simples appliquées sur un fond rectangulaire ou parfois découpé (Relief rectangulaire, cercles découpés, carrés peints et découpés, cubes et cylindres surgissant, 1938, Berne, K. M.). Sophie Taeuber-Arp est représentée notamment aux musées de Bâle et de Zurich, à Paris (M. N. A. M.), à Philadelphie (Museum of Art, coll. Gallatin), à Otterlo (Rijksmuseum Kröller-Müller), au musée de Winterthur et au musée de Grenoble. Une rétrospective lui a été consacrée en 1989-1990 au musée d’Art moderne de la Ville de Paris.