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Arpad Szenes

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français d'origine hongroise (Budapest 1897  – Paris 1985).

Très jeune, il commence à peindre et à dessiner. À partir de 1918, il fréquente l'Académie libre de Budapest, où il a comme professeur Rippl Ronaï, familier des Nabis, qui l'entretient de l'art français. En 1919, il est frappé par les affiches cubistes, futuristes ou constructivistes, qui envahissent la ville. En 1922, il expose ses premières œuvres, abstraites, au musée Ernst. Il voyage en Allemagne (où il s'informe de Klee, de Kandinsky et du Bauhaus) et en Italie (Rome, Florence). En 1925, Szenes se fixe à Paris, exécute des caricatures pour gagner sa vie, et travaille à l'Académie de la Grande-Chaumière, où il rencontre en 1929 Maria Helena Vieira da Silva, qu'il épouse l'année suivante. Il entre en contact avec les surréalistes, Miró, Ernst, Tanguy, mais ne s'associe pas à leur groupe. Ses œuvres relèvent alors d'une figuration subtile et discrète (Harmonium, 1932) ou d'une abstraction symbolique (Course de taureaux, 1935). De 1940 à 1947, Arpad et Maria sont à Rio de Janeiro, où leur atelier devient le lieu de rassemblement de jeunes peintres. De retour à Paris, Szenes évolue progressivement vers l'abstraction, dans une manière d'abord assez construite (Discussion, 1951). Cette discipline s'assouplit ensuite pour exprimer un lyrisme profond, mais retenu, filtré, fixé presque à la dérobée par un coup de pinceau à la fois léger et sûr, dans une gamme où prédominent les ocres et les blancs (Calcaire, 1956 ; Persépolis I, 1964). Cet art d'effusion secrète, en accord avec le monde, s'est aussi pleinement exprimé au moyen de la gouache, dont les premières œuvres exécutées de cette manière ont été exposées en 1960 à la gal. des Cahiers d'art. Szenes, qui s'est manifesté régulièrement chez Jeanne Bucher, a été naturalisé français en 1956. Il est notamment représenté à Paris (M. N. A. M. : le Rubis, 1963), Dijon (donation Granville), Montpellier, Rennes, Rouen, New York (Guggenheim Museum), Rio de Janeiro, Zurich (Kunsthaus). Une importante rétrospective lui a été consacrée en 1971-72, successivement présentée à Rouen, Rennes, Lille, Orléans, Dijon et Lisbonne. Le M. A. M. de la Ville de Paris lui consacra une exposition en 1974, et les galeries Jeanne Bucher et Jacob, à Paris, en 1985.