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Justus Sustermans

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre flamand actif en Italie (Anvers 1597  – Florence 1681).

Il fut élève d'abord de Willem de Vos à Anvers (1609), puis de Frans II Pourbus à Paris (1616). À partir de 1619, il vécut à Florence, où il vint, appelé par le grand-duc Cosme II, avec le tapissier R. Ferere. À partir de 1620, devenu peintre de la cour, il est aussi l'artiste attitré des derniers Médicis, peignant pour la famille grand-ducale (sous les règnes de Cosme II, Ferdinand II et Cosme III) et les membres de la cour florentine des dizaines de portraits officiels, ce qui ne l'empêcha pas de voyager entre-temps et de séjourner à Pise, Milan, Parme, Modène, Ferrare, Vienne (1622). Il était ainsi à Rome en 1627 et en 1645. Parmi ses nombreux portraits, dont la plupart sont restés en Italie (Florence, Lucques, Parme), citons l'incomparable série de Florence (Pitti), le portrait de Galilée (Offices), les 2 versions de celui de Christine de Lorraine, grande-duchesse de Toscane (Bruxelles, M. R. B. A. ; Rome, G. N., Gal. Corsini), celui de Vittoria della Rovere (Rome, id.). La manière de Sustermans dérive, au départ, du type de portrait de cour de Pourbus et des Flamands, mais l'artiste s'enrichit au cours de sa longue carrière d'inflexions empruntées au milieu florentin (Empoli, Giovanni da San Giovanni, Volterrano) qui adoucissent d'un clair-obscur vaporeux et dramatisant son naturalisme originel. Rubens, qui fut l'ami du peintre, Van Dyck et Velázquez, dont Sustermans put voir des œuvres à Rome, colorèrent enfin le style de sa maturité, après 1650, achevant de donner à son style aisance et vigueur. Son très grand succès et l'atelier qu'il dut entretenir entraîneront beaucoup de suiveurs et de répliques. On peut voir un ensemble dans une série de Portraits de dames anonymes, donation Fouques au musée de Douai.