En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Ferdinand Sturm

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre néerlandais actif en Espagne (Ziericksee, Hollande ? – Séville, 1556).

Le Néerlandais Sturm (ou Storm) est, avec le Bruxellois Kempener (Campaña), la figure dominante de la peinture sévillane au milieu du xvie s. et l'un des introducteurs du Romanisme en Andalousie, où il apparaît sous le nom de Hernando de Esturmio. Bien que les circonstances de sa venue restent ignorées, de même que les dates limites de son séjour, sa présence et la renommée dont il jouit dans toute la région sont attestées par de nombreux documents entre 1537 et 1556. Sturm a laissé des œuvres à Arcos de la Frontera (San Pedro : Vie de la Vierge et Passion, 1539-1542) et à Osuna (collégiale : Immaculée, 1555). Si les retables qu'il peignit en 1551 et en 1554 pour des hôpitaux sévillans ont disparu, la cathédrale conserve son œuvre maîtresse, le retable de la chapelle des Évangélistes, signé et daté " Hernandus Sturmius Ziriczeensis 1555 ", dont la grande Résurrection révèle un maniérisme anguleux et gothicisant, influencé par Heemskerck et par les gravures d'Aldegrever.

D'autres compositions, plus détendues, s'adaptent davantage au goût andalou (Messe de saint Grégoire, bustes de saintes, notamment les Saintes Justine et Rufine avec la Giralda). Ces dernières se situent dans une lignée typiquement sévillane, celle qui va d'Alejo Fernández à Zurbarán, Murillo et Valdés Leal, alors que l'on a pu attribuer à sa jeunesse des œuvres typiquement septentrionales, qui se situent entre la tradition brugeoise méticuleuse d'Isenbrant et du Maître des Demi-Figures et les apports de Scorel et Heemskerck (Mise au tombeau, musée d'Arras).