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Bernhard Strigel

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre allemand (Memmingen v.  1460  – id. 1528).

Portraitiste attitré de l'empereur Maximilien Ier, qu'il représenta à maintes reprises (Portrait de Maximilien, 1504, musées de Berlin ; la Famille de Maximilien, Vienne, K. M.), Strigel était connu jusqu'à l'étude de W. Bode (1881) sous le nom de Maître de la Collection Hirscher (coll. de Fribourg-en-Brisgau où se trouvaient des panneaux dont l'auteur était resté anonyme), et certaines de ses œuvres étaient attribuées aux Holbein ou à Amberger. Essentiellement actif à Memmingen, il est à Vienne en 1515 et en 1520, à Innsbruck entre 1523 et 1525.

Formé sous l'influence de B. Zeitblom, Strigel, s'il se montre attaché au début de sa carrière à la tradition gothique, fait preuve, dans le Retable de saint Étienne de Mindelheim (v. 1505 ; les panneaux sont répartis entre le Musée germanique de Nuremberg et le château de Donzdorf, coll. du comte de Rechberg), d'un style narratif et vivant qui ne nuit en rien à la robustesse des formes. Artiste sensible et intuitif, il se place, grâce à ses effigies raffinées au chromatisme savant, parmi les historiographes les plus fidèles du milieu aristocratique souabe : Portrait du marchand nurembergeois Hieronymus Haller (1503, Munich, Alte Pin.). Il peignit également des portraits de groupe : sa création la plus significative reste à cet égard le portrait en pied grandeur nature de Konrad Rehlinger et ses huit enfants (1517, Munich, Alte Pin.).

Parmi ses meilleurs portraits, on peut encore citer un Portrait de femme au Metropolitan Museum, les Portraits de Hans Rott et de sa femme, Margaret Vöhlin (1527, Washington, N.G.), ainsi que l'excellent Portrait de Sibylla von Freyberg (Munich, Alte Pin.). La York Art Gal. conserve un Hallebardier endormi, qui, comme 3 autres panneaux comparables de l'Alte Pin. de Munich, provient sans doute d'un Retable du Saint-Sépulcre.

Comme ceux de Berlin, de Munich, de Vienne et de Nuremberg, les musées de Bâle, de Karlsruhe, de Stuttgart, d'Innsbruck, de Memmingen et de Sigmaringen conservent des œuvres de Strigel.