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les Stevens

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintres belges.

Alfred (Bruxelles 1823  – Paris 1906). Il se forma dans l'atelier de Navez à Bruxelles, puis, à Paris, dans celui de Roqueplan (1844). Il exécuta d'abord des scènes de genre influencées par le courant du réalisme humanitaire, exposa à Bruxelles en 1851, puis au Salon à Paris. Ce qu'on appelle le vagabondage, exposé en 1855 à l'occasion de l'Exposition universelle (musée d'Orsay), compte parmi les œuvres fortes du Réalisme. À partir de 1855, installé définitivement dans la capitale française, et lié à Manet, il devint le peintre de la Parisienne du second Empire et connut le plus vif succès : le Bain (musée d'Orsay), Sphinx parisien (1867, musée d'Anvers). En dépit de sa modernité (l'artiste emprunta certains de ses effets au japonisme naissant : Mendicité autorisée, id. ; la Lettre autorisée, musée d'Orsay) et du brio de son exécution, cet art n'échappe pas aux tentations de la facilité et du factice. Quelques œuvres témoignent pourtant d'une retenue sincère : la Dame en rose (1866, Bruxelles, M. R. B. A.) ; Fleurs d'automne (1867, id.). Dans son Atelier (1869, id.), Stevens atteint à la précision de H. de Braekeleer. Il peignit aussi des marines, et il publia des Impressions sur la peinture.

Joseph (Bruxelles 1819 – id. 1892). Frère du précédent, il se forma chez l'animalier L. Robbe et débuta au Salon de Bruxelles en 1842. À l'exemple de peintres flamands du xviie s. comme Fyt et Snyders, il représenta dans ses tableaux des chiens dont il fit un thème de prédilection, attirant d'abord l'attention sur le côté pitoyable de ces animaux : la Vieille Lice (musée de Tournai). Introduit à la cour française par son frère, ami de Baudelaire et de la princesse Mathilde, il subit à Paris l'influence de Decamps et s'attacha davantage, sans toujours éviter l'anecdote, à caractériser la psychologie de ses modèles, toujours canins : Plus fidèle qu'heureux (1848, Bruxelles, M. R. B. A.) ; Un matin à Bruxelles (1848, id.). Son mérite est surtout d'ordre technique et l'artiste révéla une vive sensibilité de coloriste dans le rendu des pelages : le Chien au miroir (1861, id.). Atteint d'une maladie mentale incurable, Joseph cessa de peindre à la fin de sa vie.