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Carl Spitzweg

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre allemand (Munich  1808  –id. 1885).

Il fut d'abord pharmacien, et sa formation est celle d'un autodidacte à partir de 1833. Il devint membre de l'Association artistique de Munich en 1835 et travailla sous la direction de C. H. Hanson. Grand voyageur, il séjourna en Dalmatie (1839), à Prague, où il rencontra Návratil et J. Mánes (1849), et à Venise (1850). C. Morgernstern l'incita à copier des tableaux du xviie s. hollandais. Spitzweg résida surtout à Munich. Ses scènes de genre, de format modeste, dépeignent avec minutie et humour la vie des petits-bourgeois égarés et gauches avec parfois des effets picturaux réalistes empruntés aux Néerlandais du xviie s. (la Lettre d'amour, v. 1845-46, musées de Berlin) ou aux Français contemporains. Il y dépasse rarement l'aspect anecdotique mais peut atteindre une dimension plus poétique (leVeilleur de nuit, 1875, Heidelberg, Kurpfälzisches Museum). En 1851, il voyage à Paris et à Londres et admire Diaz et Constable. Dans ses paysages, son style souple et son coloris séduisant rejoignent les recherches du Pré-Impressionnisme (le Bain des femmes à Dieppe I, inspiré par Isabey, 1857, id.). Isolant volontiers un personnage unique dans la nature (Dimanche après-midi, 1873, Schweinfurt, coll. Schäfer ; la Lecture du bréviaire, Louvre), Spitzweg donne à ces paysages un caractère sentimental et personnel qui rappelle le Romantisme. Il est représenté dans la plupart des musées allemands, à Berlin, Munich (Neue Pin. : le Poète pauvre, 1838), Mannheim, Darmstadt, Hanovre, Kassel, Stuttgart, ainsi qu'aux musées de Zurich, Berne, Vienne et Prague.