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Hans Speckaert

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre flamand (Bruxelles v.  1540 ? – Rome v. 1577).

Rares sont les éléments biographiques concernant ce peintre que Van Mander rencontre à Rome en 1575. Il était originaire de Bruxelles et mourut à Rome probablement en 1577, d'une maladie qui l'avait contraint plusieurs années auparavant à renoncer à rentrer aux Pays-Bas. Des gravures et des inscriptions anciennes sur des dessins ont permis de regrouper une partie de son œuvre graphique, dont le style s'est constitué sur des suggestions italiennes très diverses, qui vont de Raphaël à Michel-Ange, en passant par Polidoro da Caravaggio, Salviati, Raffaellino da Reggio et Parmesan et qui justifient ses affinités avec son compatriote Jan Soens (dessins au Louvre, à Düsseldorf, Bayonne et Londres, V. A. M.). Plusieurs tableaux ont pu être rapprochés de ce groupe de dessins : Diane et Actéon (Rome, Palazzo Patrizi), Jaël et Sisera (Rotterdam, B. V. B.), Moïse et le serpent d'airain (Buenos Aires, Museo Nacional de Bellas Artes) et la Conversion de saint Paul (Louvre), qui montrent la même culture très éclectique que les dessins, mais où certaines figures trahissent plus nettement les attaches avec l'art septentrional d'un Floris, par exemple. Le style très mouvementé de l'œuvre de Speckaert fait de lui, dès les années 1570, un précurseur des maniéristes nordiques de la dernière génération, Spranger, Cornelis Van Haarlem, Goltzius. On connaît un seul portrait de sa main, celui d'un de ses plus importants graveurs, Cornelis Cort (Vienne, K. M.).