En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Amadeo de Souza-Cardoso

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre portugais (Amarante 1887  – Espinho 1918).

Né dans une riche famille de propriétaires fonciers du Nord du Portugal, il fréquenta l'École des beaux-arts de Lisbonne avant de venir à Paris (1906) pour y poursuivre des études d'architecture. Il abandonna bientôt cette voie et — lié d'amitié avec Modigliani, avec qui il exposa en 1911 — se consacra définitivement au dessin (XX Dessins, préface de Jérôme Doucet, Paris, 1912) et à la peinture. Il exposa au Salon des indépendants (1911, 1912, 1914), au Salon d'automne (1912) et participa à l'Armory Show (New York, 1913). Après avoir suivi la manière précieuse de Modigliani, il fut attiré par le Cubisme en 1912 et, au cours de la même année, évolua rapidement vers l'Abstraction. Dès 1914, ses tableaux évoquaient les futures réalisations du Purisme. La guerre le contraignit à regagner son pays. Bien qu'il ait subi l'influence des Delaunay, émigrés au Portugal, en 1915-16, il vécut les dernières années de sa vie isolé dans la propriété de sa famille et fut victime de l'épidémie de grippe espagnole à la veille de son retour à Paris. Ses œuvres ultimes révèlent des éléments complexes, expressionnistes, futuristes, voire dadaïstes. Les quelque 150 toiles qu'il a laissées lui confèrent la première place parmi les artistes portugais de sa génération et pourraient lui assurer une position relativement importante sur un plan international. Son œuvre, encore mal connu à l'étranger, a fait l'objet de 2 expositions à Paris (1925 et 1958). L'artiste est représenté à Paris (le Cavalier, 1912, M. N. A. M.). La plus grande partie de son œuvre appartient à sa veuve (Paris) ainsi qu'au musée d'Amarante (Portugal), dont elle constitue le noyau. La fondation C. Gulbenkian possède, depuis 1969, 5 toiles représentatives de l'évolution de l'artiste (Grande Nature morte).