En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Franz Sigrist

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre et graveur autrichien (Vieux-Brisach  1727  – Vienne  1803).

Établi à Vienne, il s'y marie en 1749 et suit l'enseignement de P. Troger à l'Académie de Vienne, où il obtient un second prix en 1752 avec Job sur son fumier. Les gravures de cette période, la Guérison de Tobie et Loth et ses filles, révèlent sa dépendance envers Troger et les premières œuvres de Tiepolo, ce qui a fait supposer un séjour à Venise. Il subit aussi l'influence de Maulbertsch et de Mildorfer. La Mort de saint Joseph (Vienne, Österr. Gal.), composition chargée, expressive et picturalement fort libre, fait apparaître des drapés lourds et des mains considérablement agrandies, dans un style proche de Piazzetta. Sigrist exécute les projets (Martyre de saint Artème) pour 65 gravures d'un recueil de légendes des saints édité par J. Giulini (1753-1755) à Vienne et à Augsbourg, où il séjourna de 1754 à 1762 en qualité de peintre de cour de l'évêque. Il peignit des façades à Augsbourg, malheureusement détruites, ainsi, bien sûr, que des tableaux d'autel. Au même moment, Hertel lui demande des projets de gravures pour illustrer un choix de textes bibliques (Vienne, Niederösterreichisches Landesmuseum, deux grisailles : Élie et les corbeaux et Saül et la pythonisse d'Endor). Sigrist peint en 1759 le Triomphe de la Vierge sur les puissances infernales à la voûte du chœur de l'église de Seekirch, puis en 1760 trois fresques au plafond du porche de l'église du couvent de Zwiefalten. Il travaille en 1764 sous la direction de Martinus Van Mytens, avec d'autres collaborateurs, à cinq grands tableaux retraçant les fêtes du mariage de Joseph II avec Isabelle de Parme (Schönbrunn, salle des cérémonies). Peintre avant tout religieux, il trouve son domaine de prédilection dans les esquisses nerveuses, où les formes se dissolvent dans la lumière, et dont le musée de Prague conserve un ensemble remarquable. Dans les scènes mythologiques, telles que Bacchus et Ariane et la Mort d'Orion (musée de Prague), il se laisse aller à des compositions stéréotypées.

De ses fils, seul Johann (Augsbourg 1756 – Vienne 1807) est connu par quelques œuvres, dont deux Scènes de genre (id.). Un groupe d'œuvres, en particulier une série de fresques et de toiles du Burgenland (Autriche), postérieures à 1780, pourrait être attribué à deux autres Franz Sigrist, un fils et un parent de l'artiste.