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Girolamo Siciolante

dit il Sermoneta

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien (Sermoneta 1521  – Rome 1575).

Il appartient au groupe des artistes travaillant à Rome entre 1540 et 1550, dont aucune des personnalités — en dehors naturellement de celle de Michel-Ange — n'est encore clairement définie. Un bon nombre de ses œuvres de jeunesse, peintures et dessins, ont été attribuées abusivement à Perino del Vaga. Les grands traits de sa biographie nous sont donnés par Vasari et Baglione. Sermoneta a probablement été l'élève de Leonardo da Pistoia, qui semble avoir vécu à Rome entre 1530 et 1540. À vingt ans, il reçoit sa première commande de Camillo Caetano, seigneur de Sermoneta et cousin de Paul III Farnèse qui, comme son fils Boniface, eut une rôle important dans la carrière de l'artiste : une Vierge à l'Enfant avec deux saints, datée de 1541, pour la " badia " de S. Pietro e Stefano, près de Sermoneta (auj. à Rome, palais Caetani). Il est mentionné pour la première fois à Rome en 1543 et doit avoir établi un premier contact avec l'atelier de Perino, qui l'influence fortement (Pietà pour les Santi Apostoli, auj. au musée de Poznań). Au cours d'un bref séjour à Piacenza, en 1545, auprès de Pier Luigi Farnese, il exécute une Sainte Famille avec saint Michel (Parme, P. N.). Après l'assassinat de Pier Luigi Farnese, il se rend à Bologne, où il peint une grande Vierge à l'Enfant avec saints pour S. Martino (étude préparatoire au Louvre), puis regagne Rome, où Perino del Vaga vient de mourir, en laissant plusieurs œuvres inachevées : Siciolante participe, avec Jacopino del Conte, au décor d'une chapelle à l'église Saint-Louis-des-Français (Baptême de Clovis). Au cours des années suivantes, Siciolante travaille pour des commanditaires importants : l'ambassadeur de France, Claude d'Urfé (onze Scènes de l'Ancien Testament remises en place, chapelle de la Bastie d'Urfé, 1549) ; Girolamo Capodiferro (Scènes de la vie de Scipion l'Africain, fresques au palais Capodiferro Spada, 1550) ; les Cesi à Santa Maria della Pace et à Santa Maria Maggiore ; les Fugger à Santa Maria dell'Anima ; ses protecteurs, les Caetani,(Vierge à l'Enfant ; Scènes de l'ancien et du Nouveau Testament, Sermoneta, San Giuseppe) ; Jules III à Sant'Andrea sulla via Flaminia ; Pie IV dans les palais du Vatican. Il produit de nombreux retables dans la dernière décennie de sa vie à Rome ainsi que dans la région du Latium et des Marches. Il travaille enfin, sous Pie IV, à la Sala Regia au Vatican, en même temps que Livio Agresti (Victoire du roi Pépin, 1565, projet dessiné au Louvre). Son œuvre est marquée par le classicisme de Raphaël et par l'interprétation de l'art de Michel-Ange que donnent Sebastiano del Piombo et Jacopino del Conte : une composition simple et grandiose, une expression austère des sentiments et une grande clarté narrative.