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Jan Siberechts

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre flamand (Anvers 1627  – Londres v.  1703).

Fils d'un sculpteur, maître à Anvers en 1648 ou en 1649, il voyagea probablement v. 1650 en Italie, où il dut subir l'influence des peintres néerlandais italianisants tels que Nicolas Pieterz Berchem, Jan Both ou Karel Dujardin, ce qui lui permit d'échapper à l'influence de Jordaens, omniprésente à Anvers à cette époque. L'artiste travailla à Anvers jusqu'en 1672, puis se rendit en Angleterre, appelé, selon les chroniqueurs, par le duc de Buckingham.

On peut distinguer trois périodes principales dans l'évolution de son style. Des débuts de Siberechts (1651-1661), on connaît très peu d'œuvres : le Printemps italien (1651, musées de Berlin) et la Conversation au bord du gué (1660, musée de Göteborg). De 1661 à 1672, la manière de l'artiste devient plus originale : il peint avec une large facture les paysages, les gens et les animaux des Flandres. Il a une prédilection pour le motif du Gué, qui lui permet de traiter en de subtiles variations le scintillement de la lumière ; le tableau du musée de Lille (1663) et celui du musée d'Anvers furent conçus selon cette formule. En même temps, Van Siberechts s'intéresse surtout aux volumes, aux formes, à la sensation de sphéricité, comme dans la Toilette de la fermière (Ermitage), Une scène pastorale (Raleigh, North Carolina Museum) ou la Vachère à cheval (1672, musée de Budapest).

En Angleterre, il s'oriente davantage vers l'expression du sentiment de la nature et les Vedute, comme en témoignent les vues de Chatsworth, de Longleat (1697, Tate Gallery), du Moulin de Lenton, et il peint alors son chef-d'œuvre, le Départ pour la chasse (1684, Bruxelles, M. R. B. A.). Il réalisa aussi quelques aquarelles qui préfigurent curieusement les paysagistes anglais du xixe siècle. À la fin de sa vie, Siberechts se montre de nouveau préoccupé des effets de lumière ; sa dernière œuvre datée, la Vue de la Tamise (1691, coll. part.), fournit l'illustration de ce retour de l'artiste à ses sources. Il faut souligner à quel point cette tentative reste unique à cette époque à Anvers.