En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Juan de Sevilla

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre espagnol (Grenade 1643 id. 1695).

Le principal des peintres de Grenade dans la seconde moitié du xviie s., il collabora avec son rival Bocanegra aux peintures en trompe l'œil (balcons, rideaux) qui complétèrent en 1674-75 la décoration du chœur de la cathédrale. Mais il fut surtout l'un des grands fournisseurs des couvents de la ville. Son abondante production montre la souplesse et l'ingéniosité avec lesquelles il amalgame des influences diverses — celle de Murillo (il a peut-être séjourné à Séville), mais aussi celles de son maître Pedro de Moya, formé à Anvers, et de Van Dyck — avec un baroquisme modéré et un sens souvent raffiné de la couleur. On peut en juger par les nombreux tableaux religieux passés au musée de Grenade (Communion de sainte Agathe ; cycle augustin : Transverbération de saint Augustin, Miracle de saint Nicolas de Tolentino) comme par ceux de l'université (Docteurs de l'Église latine). Le grand Triomphe de l'Eucharistie avec saint Augustin et saint Thomas (1685, aux Agustinas) est sans doute le chef-d'œuvre décoratif de Sevilla, dont le goût de la narration et sa vocation de peintre de genre apparaissent aussi dans des œuvres plus modestes, comme le Repos de la Sainte Famille en Égypte (musée de Budapest) et surtout le Riche Épulon et le pauvre Lazare (Prado).