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Domingo Antonios Sequeira

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre portugais (Belém, Lisbonne, 1768  – Rome 1837).

Fils d'un pauvre marin, il suivit en 1781 les cours de la toute nouvelle École royale de dessin puis s'initia à la peinture avec le décorateur Francisco de Setubal. Une pension royale, la protection du marquis de Marialva lui permirent de se former à Rome, où il fut l'élève de Cavalucci et de Corvi. Académicien de Saint-Luc en 1793, il exécuta entre autres à Rome deux œuvres de commande : l'Allégorie de la Casa Pia de Lisbonne (Lisbonne, M. A. A., esquisse au Louvre, et le Miracle d'Ourique (Eu, musée Louis-Philippe), où une certaine fougue se mêle à l'académisme de la composition. Rentré à Lisbonne en 1795 après avoir visité l'Italie du Nord, il subit de nombreuses désillusions malgré l'appui de l'Anglais Beckford. Entré par découragement à la chartreuse de Laveiras, il y demeura 4 ans avant d'en sortir pour être nommé premier peintre de la Cour en 1802 ; chargé de décorer le nouveau palais Royal d'Ajuda, travaillant à Mafra, il imagina alors plusieurs scènes historiques qu'on connaît par des esquisses et, en 1805, devint directeur de l'Académie de Porto. De retour à Lisbonne en 1808, il trouva la ville occupée par les Français et peignit une Allégorie à Junot protégeant la ville de Lisbonne (Porto, Museu Soares dos Reis, 1808), qui marquait son adhésion au romantisme naissant. Mis en prison, il fut libéré peu après mais s'installa à Porto, se consacrant au portrait (portrait du Baron de Quintela (1817), de la famille du Premier Vicomte de Santarem, 1817, Lisbonne, M.N.A.A.) et à des allégories marquant son repentir (Apothéose de Wellington, id.). Ses sentiments libéraux le firent par la suite adhérer à la révolution de 1820. Voulant peindre un grand ensemble représentant l'assemblée des Constituants, il fit des dessins, portraits d'une intense vitalité, de chacun des membres de l'assemblée (1821, id.). L'échec de la révolution entraîna son départ du Portugal en 1823. Il exposa alors au Salon de Paris de 1824 une composition (la Mort de Camoens, (disparue) dont l'allure romantique fut fort appréciée, mais l'ambiance esthétique de Paris ne lui convint guère et il s'installa à Rome. Il y peignit 4 compositions religieuses : l'Adoration des mages, la Crucifixion, etc. (Lisbonne, coll. Palmela) — testament pictural où l'intérêt qu'il montre pour les effets de lumière permet de le rattacher à la sensibilité du xviiie s.