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Arnold Schönberg

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre et compositeur autrichien (Vienne 1874  – Los Angeles 1951).

Dès 1910, Arnold Schönberg présente une cinquantaine de dessins et aquarelles lors d'une exposition personnelle à la librairie d'art de Hugo Heller. Cette activité reste cependant marginale par rapport à ses recherches musicales. Elle est principalement due à son amitié avec le peintre Richard Gerstl qui le décidera à adopter le pinceau. Ses œuvres les plus connues sont les portraits et autoportraits qui émergent chaque fois comme des apparitions fantasques sur des fonds monochromes. S'il peint une douzaine de paysages dans lesquels se lit clairement la double influence expressionniste de Van Gogh et de Munch, Schönberg est surtout reconnu pour la force convulsive et parfois quasi abstraite de ses visages dont certains se réduisent à un œil esquissé par des couleurs vives. On retient aussi de sa production plastique quelques études préparatoires pour les mises en scène de certains de ses drames, notamment les esquisses abstraites et lumineuses pour Glückliche Hand. Ses liens privilégiés avec Kandinsky sont déterminants pour comprendre l'importance de la théorie des correspondances entre les sons et les couleurs dans l'émergence de l'abstraction. Wassily Kandinsky consacre d'ailleurs en 1912 un texte aux œuvres de Schönberg qu'il qualifie de " peintures de l'essentiel ". Le M. A. M. de la Ville de Paris a présenté en 1995 une importante exposition sur les portraits de Schönberg.