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Carl Schuch

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre autrichien (Vienne  1846  – id. 1903).

Parmi les peintres autrichiens et allemands de la fin du siècle, ce fut lui qui expérimenta, avec le plus d'audace, les possibilités de la couleur et de la matière picturale. Il fit ses études à l'Académie de Vienne (1865-1875), puis séjourna à deux reprises, entre 1869 et 1875, en Italie, à Munich et en Belgique ; il fit alors partie de l'entourage de Leibl et se lia d'amitié avec Trübner ; il vécut de 1876 à 1882 à Venise, et finalement à Paris entre 1882 et 1894, où il connut Corot, Courbet, Manet et Monet. Cette même année, la maladie le réduisit à l'inactivité et l'obligea à rentrer à Vienne, où il sombra dans la démence. Schuch ne vendait pas ses tableaux et ne participait à aucune exposition ; aussi son œuvre ne fut-il connu, pendant sa vie, que de quelques initiés. Il fit sensation lorsqu'il fut, pour la première fois, présenté au public, lors de la Berliner Ausstellung de 1906, qui était en quelque sorte un hommage à l'art du xixe s. Schuch explora les moyens de la peinture pure tant par les grands aplats colorés de ses paysages (Bois de bouleaux, 1881, Düsseldorf, Kunstmuseum) des pentes du Wienerwald que par la facture de ses natures mortes (Pommes sur la table blanche, 1886, Hanovre, Niedersächsisches Landesmuseum). Sa touche vigoureuse, ses couleurs claires et ses contrastes lumineux construisent ses tableaux, qu'on a parfois rapprochés de ceux de Cézanne. Ses origines viennoises se distinguent en revanche par sa sensibilité et son goût de la beauté de la lumière et de la matière, qui donnent une importance nouvelle à la couleur. L'artiste est représenté dans plusieurs grands musées allemands : à Hambourg, Brême, Cologne, Hanovre, Berlin, Nuremberg, Munich, mais c'est à Vienne que se trouve l'ensemble le plus représentatif avec des paysages et des natures mortes, particulièrement des années 1870 à 1890.