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Otto Scholderer

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre allemand (Francfort 1834  – id. 1902).

Il fréquente le Städel. Inst. de Francfort, où il est l'élève de Passavant et de Jacob Becker, qui le forment dans l'esprit des Nazaréens et lui enseignent la peinture de genre de Düsseldorf. Ce sera pourtant Courbet, découvert grâce à son futur gendre Victor Müller, qui lui donnera un choc décisif. Au cours de ses séjours à Paris (1858-1859 et 1868-1870), Scholderer fréquente l'atelier de Courbet et le cercle de Manet, mais se rapproche surtout de Fantin-Latour (il figure dans l'Atelier aux Batignolles, 1870). À partir de 1866, il se fixe à Düsseldorf et entretient également des relations d'amitié avec le jeune Thoma, qu'il guidera dans sa vocation.

Scholderer, qui, dans le cercle des peintres de plein air de Kronberg, avait peint les paysages du Taunus et de la Forêt-Noire au cours des années 1860, se rend en 1871 à Londres, où il s'efforce pendant vingt-huit ans de satisfaire au goût du public, tout d'abord par des portraits, puis par des tableaux inspirés de la littérature. Ses œuvres de jeunesse sont les plus significatives et il excelle notamment dans la nature morte (Harengs et œufs, Francfort, Städel. Inst.). Ses thèmes, sans prétention, sont traités dans une touche sensible et nuancée, formée à l'école de la France, qui capte la lumière sans toutefois dissoudre l'objet (Bouquetière, 1869, Brême, Kunsthalle).