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Johann Evangelist Scheffer Von Leonhardshoff

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre autrichien (Vienne 1795  – id. 1822).

Il appartient à cette catégorie d'artistes qui sont parfaitement définis dans leurs aspirations et leurs moyens par une œuvre unique, tel son Autoportrait de 1820 (Vienne, Österr. Gal.), où l'on voit l'artiste, jeune homme, s'apprêtant à travailler et jetant un regard par-dessus son épaule vers le spectateur. Des réminiscences formelles de Raphaël retiennent moins l'attention qu'une profonde harmonie avec son éthique et une énigmatique atmosphère intérieure. Scheffer est le seul peintre nazaréen autrichien qui ait sauvegardé son originalité. Après avoir fréquenté l'Académie de Vienne, il fait partie de la confrérie de Saint-Luc (1815) à Rome, où il séjourne d'abord de 1814 à 1816 ; puis il retourne en Italie en 1820-21. Bien que les aspirations et les efforts de Scheffer aient été à l'unisson de ceux des Nazaréens, ses travaux sont différents de ceux de l'entourage d'Overbeck, par leur grâce dépourvue de fadeur et par la poésie de leurs sujets, souvent légendaires (Saint Georges et le dragon, 1815, Essen, Museum Folkwang). La simplicité, l'authenticité de ces œuvres repose sur la plénitude de formes dessinées sans dureté et sur la souplesse de la matière et des contours. Scheffer mourut jeune, phtisique. On trouve ses peintures et ses dessins dans différentes coll. publiques d'Allemagne et d'Autriche, et à Vienne (bibl. de l'Académie), des carnets de dessins si révélateurs datant de 1815 à 1820.