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Ary Scheffer

Jean Victor Poncelet
Jean Victor Poncelet

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français d'origine néerlandaise (Dordrecht 1795  – Argenteuil 1858).

Frère de Henri Scheffer, il vint à Paris en 1811 et entra dans l'atelier de Guérin. Artiste aux talents variés, il aborda tous les genres : paysages peints sur le motif (exemples au musée de Dordrecht), scènes inspirées par les thèmes goûtés des romantiques, histoire contemporaine (la Mort de Géricault, 1824, Louvre ; les Femmes souliotes, 1827, Louvre ; esquisses et dessins aux musées de Reims et de Dordrecht), œuvres de Dante (Paolo et Francesca, 1822 ; répétitions de 1835 à la Wallace Coll. de Londres, de 1854 à la Kunsthalle de Hambourg, de 1855 au Louvre ; esquisses aux musées de Dordrecht et de Clermont-Ferrand) ou des auteurs allemands (Les morts vont vite, 1830, musée de Lille ; Eberhard le larmoyeur, 1834, Louvre ; autres versions à Boston, M.F.A., et à Rotterdam, B. V. B. ; esquisse à Dijon, musée Magnin ; l'Enfant charitable, 1840, musée de Nantes), peintures religieuses largement popularisées par la gravure (Saint Augustin et sainte Monique, 1846 ; répétitions de 1849 au musée de Dordrecht, de 1854 à la N.G. de Londres et de 1855 au Louvre ; la Tentation du Christ, 1855, Louvre ; autres versions au musée de Dordrecht, à Liverpool, Walker Art Gal., et à Melbourne, N.G.) et portraits (le Docteur J.-R. Duval, 1841, musée de Caen ; Lamennais, 1845, Louvre ; A.-F. Villemain, 1855, id.). Professeur de dessin des enfants du duc d'Orléans, futur Louis-Philippe, dont il exécuta le Portrait (Chantilly, musée Condé), il fut comblé de commandes et d'honneurs à l'avènement de ce dernier ; il participa dans une large mesure à l'organisation et à la décoration du Musée historique de Versailles : Charlemagne reçoit à Paderborn la soumission de Witikind, Entrée de Philippe Auguste à Paris, Mort de Gaston de Foix, Entrée de Charles VII à Reims, Entrée de Louis XII à Gênes. Apprécié des préraphaélites anglais, puis tombé dans l'oubli et remis en faveur aujourd'hui, il fut considéré de son temps comme l'un des peintres les plus représentatifs du mouvement romantique. Il est très largement représenté au musée de sa ville natale, qui a commémoré en 1958 le centenaire de sa mort, ainsi qu'au musée d'Utrecht : le Christ rédempteur, le Christ protecteur des faibles. Nombre de musées français possèdent de ses œuvres, notamment ceux d'Autun (le Général Changarnier, 1849), Besançon (Madame Marjolin, fille du peintre), Chantilly (Talleyrand, 1828 ; la Reine Marie-Amélie, 1858), Grenoble (Mère convalescente, 1824 ; le Peintre Hersent, 1830), Le Mans (David d'Angers), Marseille (l'Arrestation de Charlotte Corday, 1831), Rouen (le Général La Fayette, 1818 ; Armand Carrel mort) et Versailles (Horace Vernet, Gounod, Armand Carrel, Marie Taglione). Des expositions ont été consacrées à Scheffer (Paris, musée Rodin et musée de la Vie romantique) en 1996.

Son frère Henri (La Haye 1798 – Paris 1862) fréquenta en même temps qu'Ary l'atelier de Guérin : il peignit, dans une manière proche, des portraits et de grands tableaux pour les églises de Paris et pour les salles historiques du musée de Versailles (Entrée de Jeanne d'Arc à Orléans).