En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Bartolomeo Schedoni

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien (Modène 1578  – id.  1615).

Bien que des sources anciennes le disent formé à Bologne dans l'atelier d'Annibale Carracci, il semble qu'il ait plutôt fréquenté celui de Federico Zuccari ; et Rome, parmi les peintres au service des Farnèse. Des documents d'archives mentionnent une commande, à Modène, en 1599 (Adoration des mages, pour S. Eufemia ; disparue), et, en 1600, l'artiste est à Parme et se propose d'entrer dans l'atelier du Flamand Giovanni Sons ; de 1602 à 1606, il travaille pour le duc de Modène au palais ducal ; à partir de 1607, il entre au service du duc Ranuccio Farnèse. Aucune œuvre ne subsiste jusqu'à cette date, où il exécute deux toiles pour le plafond de la Sala del Consiglio au palais communal de Modène (Coriolan supplié par sa mère de sauver sa patrie ; l'Union et la Concorde font le bien de la Cité), évoquant les thèmes historiques traités par Annibale au palais Magnani de Bologne. En 1610 ou 1611, Schedoni peint une Dernière Cène pour l'église des Capucins de Fontevivo (Parme, G. N.). De cette même époque, on a pu dater un groupe de peintures à sujets religieux, marqués par le souvenir de Corrège : la Vierge à l'Enfant avec saint Jean-Baptiste (Oxford, Ashmolean Museum), Sainte Famille (Naples, Capodimonte, par exemple). Vers 1611, Schedoni peint l'Annonce du massacre des Innocents et la Charité (Naples, Capodimonte) ainsi que la Charité de sainte Élisabeth (Naples, Palazzo Reale ; bozzetto au Louvre, département des Arts graphiques), mêlant au naturalisme descriptif issu d'Annibale un goût pour les effets irrationnels du Maniérisme toscan. Ces tendances si diverses trouvent leur expression la plus achevée dans les toiles de la dernière période : le Saint Sébastien soigné par Irène de Naples (Capodimonte), la Mise au tombeau (Louvre), la Mise au tombeau et les Trois Marie au sépulcre (Parme, G. N.).