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Jean-François Sablet

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français d'origine suisse (Morges, Suisse, 1745  – Nantes  1819).

Fils de Jacob Sablet, peintre et marchand de tableaux, il vient à Paris en 1768, où il est l'élève de Vien. Il reste en France (sauf un bref séjour à Rome en 1792 et 1793) et, en 1805, s'installe définitivement à Nantes. En 1808, il est chargé de la décoration de la Bourse : 6 grandes grisailles en bas relief, relatant la visite de l'Empereur (disparues, dessins au musée Dobrée). Il reste connu surtout pour ses portraits de petits formats, remarquables par la sincérité de leur expression, la précision et la finesse de la touche émaillée : Portrait de Dobrée père (Nantes, musée Dobrée), Autoportrait (1805), P.-R. Cacault, les nombreux portraits des familles Crucy et Peccot (musée de Nantes).

Son frère Jacques (ou Jacob-Henri) (Morges 1749 – Paris 1803) fut aussi l'élève de Vien à partir de 1772 et vécut longtemps à Rome (1776-1793), où il remporta, en 1777, un 2e prix de l'Académie Saint-Luc. Occasionnellement peintre d'histoire (Allégorie de la Ville de Berne, musée de Berne ; le Dix-Huit Brumaire, musée de Nantes), il se fit une renommée de peintre de genre avec des costumes italiens (Scène de famille italienne et Danse napolitaine, château de Drottningholm). Il eut un talent original pour les portraits dans le style des " conversation pieces " : le Peintre dans son atelier (1781), les 2 Portraits de famille (musée de Lausanne), Double Portrait dans un cimetière (1791, musée de Brest), souvent sur des fonds de paysage avec des ruines romaines et d'une grande fraîcheur de vision. Par la finesse du métier, la vivacité du chromatisme, le goût des petits formats et d'un certain intimisme bourgeois, les frères Sablet s'inscrivent dans le courant des peintres de genre et des portraitistes de la fin du xviiie s., tels Drolling et surtout Boilly, qui, tout en montrant leur goût pour la manière " hollandisante ", furent sensibles à la leçon néo-classique. Les œuvres respectives des deux frères ont souvent été confondus jusqu'à l'exposition qui leur a été consacrée en 1985 (Nantes, Lausanne, Rome).