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Lorenzo Sabatini

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien (Bologne v.  1530  – Rome 1576).

Le style de Sabatini, contemporain de Prospero Fontana et de Bartolomeo Passerotti, les deux peintres les plus actifs de Bologne au moment des débuts des Carrache (v. 1570-1575), est souvent difficile à distinguer, comme le remarque déjà Malvasia dès 1678 dans la Felsina Pittrice, de celui d'un autre peintre bolonais, Orazio Sammacchini. Sabatini, appelé souvent " Lorenzino da Bologna ", fut formé par Pellegrino Tibaldi. Le passage dans l'atelier de ce " Michel-Ange réformé ", qui donna une orientation romaine du Maniérisme bolonais et révéla aux Bolonais le style de Michel-Ange, fut de grande importance. Le véritable maître de Sabatini fut en réalité le Florentin Giorgio Vasari, avec qui il travailla à partir de 1565 d'abord à Florence, à la décoration du Palazzo Vecchio, à l'occasion du mariage de Francesco Ier de Médicis et de Jeanne d'Autriche (1566) ; Sabatini, sous la direction de Vasari, décora à fresque le corridor qui relie la salle " dei Cinquecento " à celle " dei Duegento " de figures allégoriques de la Justice et de la Prudence, avec décorations de grotesques et d'emblèmes médicéens. L'élection du cardinal bolonais Buoncompagni, en 1572, pape sous le nom de Grégoire XIII (1572-1585), favorisa la venue à Rome de nombreux Bolonais, dont celle de Sabatini. Il travailla, toujours sous la direction de Vasari, et avec Sammacchini, dont il subit de plus en plus l'influence, à la décoration de la Sala Regia au Vatican (1573-1575). La mort de l'artiste l'année suivante devait l'empêcher d'assumer la nouvelle responsabilité que lui confia le pape, à savoir la supervision de toutes ses entreprises artistiques à Rome (Baglione).

Si les tableaux de la jeunesse de l'artiste dépendent pour beaucoup de la tradition locale (Vierge à l'Enfant et saints du Museo di S. Stefano de Bologne), les œuvres de la maturité (Ascension de la Vierge, Bologne ; la Vierge, l'Enfant Jésus et le petit saint Jean-Baptiste, Louvre) offrent une version noble et monumentale de l'art de Raphaël et de Michel-Ange. Ce retour novateur aux principes de la Renaissance devait être aussi le fait, mais dans un langage fort différent, des Carrache. Dessins et fresques trahissent par contre une nette influence de Vasari.

L'importance de Sabatini sur la fin du siècle n'est pas négligeable puisqu'il forma Denys Calvaert ; certaines de ses compositions furent gravées par Agostino Carracci.