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Nicolas Régnier ou Nicoló Renieri

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français actif en Italie (Maubeuge 1591 Venise 1667).

Il se forma à Anvers auprès d'Abraham Janssens, puis se rendit à Rome (vers 1615 ?), où il entra dans le cercle caravagesque, se rapprochant surtout de Manfredi, avec qui on l'a parfois confondu. Il rencontra également Vouet, qui l'influença (la Bonne Aventure, Louvre ; Portrait d'un musicien, musée de Grenoble ; Joueurs de cartes, musée de Budapest ; Saint Sébastien soigné par Irène, musée de Rouen ; David, Rome, Gal. Spada ; le Repas d'Emmaüs, Potsdam, Neues Palais, la plus caravagesque de ses œuvres). Il quitta Rome en 1625 ou 1626. Les deux Allégories du Palais Royal de Turin (1626) comptent parmi les premières œuvres qu'il exécuta à Venise, sa ville d'adoption et qu'il ne devait plus quitter. Éloigné du foyer romain, son talent s'affaiblit : sous l'influence de la peinture émilienne, il adoucit son caravagisme initial, exécutant des scènes mythologiques et historiques, d'une belle emphase décorative, où il fait figurer ses filles somptueusement vêtues dans des apparats scénographiques (la Mort de Sophonisbe, New York, coll. part. ; la Vanité, Stuttgart, Staatsgal. ; la Madeleine, Birmingham, City Museum). Il créa ainsi une œuvre séduisante parfois, mais souvent insipide, gardant toujours la marque de sa première période caravagesque dans les contours ombrés et la netteté des figures. Ses quatre filles furent ses élèves : l'une d'elles épousa Daniele Van Dyck, une autre Pietro della Vecchia.