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Rose-Croix

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Reprenant une tradition d'occultisme médiéval, Stanislas de Guaita et Joséphin Péladan fondèrent l'église de la Rose-Croix. Mais le Sâr Péladan se détacha très vite du mage pour créer en 1891 une société artistique parallèle, l'ordre de la Rose-Croix catholique, du Temple et du Graal, dont il s'érigea le grand maître. Il organisa alors les Salons, gestes esthétiques de la Rose-Croix, qui groupèrent quelques années, de 1892 à 1897, à la gal. Durand-Ruel, puis au Champ-de-Mars, les principaux peintres symbolistes européens. Les rêveries évanescentes d'Osbert et d'Aman-Jean, les mythes poétiques de Point et de Séon relevaient, en effet, de la même esthétique idéaliste rosicrucienne que les mystères lyriques de Khnopff, de Fabry, de Delville ou de Schwabe. Cette esthétique, définie par Péladan en 1894, refusait le réel et le laid pour exalter le rêve et prôner une conception mystique de l'art. Disciple du Sâr et consul de la Rose-Croix, Delville fut en Belgique, après 1898, le promoteur de l'Art idéaliste.