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József Rippl-Rónai

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre hongrois (Kaposvár  1861  – id. 1927).

Formé à Munich, il vint à Paris en 1887 (travaillant avec Munkácsy jusqu'en 1890) et s'intéressa aux tendances décoratives du Postimpressionnisme (Femme en robe à pois blancs, 1889). Une toile réalisée en 1894 (Grand-mère, Budapest, G. N. H.) attira sur lui l'attention de Gauguin et des Nabis. Dès lors, avec son ami Maillol, Rippl-Rónai devint membre du groupe, dans lequel son talent lui assura une place de choix (Femme au jardin, 1897, id ; Tapisserie, jeune femme à la robe rouge, Budapest, M. A. D. ; Portrait de Maillol, 1899, Paris, musée d'Orsay). En 1902, il revint en Hongrie, où il peignit des paysages, des portraits et surtout des scènes de la vie familiale, d'une observation vivante et colorée, interprétées avec ampleur. Le chef-d'œuvre de cette période est sans doute Lorsqu'on vit pour ses souvenirs (1904, Budapest, G. N. H.), qui fait écho à ses meilleures compositions réalisées à Paris. Rippl-Rónai aborda ensuite un style richement décoratif, au dessin large et cloisonné, où les couleurs pures sont cernées d'un noir épais (Nature morte, Intérieur au fauteuil vert, 1910, id.). Après un nouveau séjour à Paris (1914), il rentra en Hongrie en 1915. Dans sa dernière période (1920), il préféra le pastel et réalisa des paysages et des portraits dont l'éclat et la vibration ont un caractère impressionniste (Équipages dans la rue Kelenhegy, 1924 ; Autoportrait, 1927, id.). Il exécuta la décoration du palais Andrassy à Budapest.