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les Ring

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Famille de peintres allemands.

Ludger tom Ring, dit l'Ancien (Münster 1496  – id. 1547). Il fut peintre, graveur et décorateur. Après son temps de compagnonnage, passé probablement aux Pays-Bas, il s'établit comme maître à Münster, au plus tard en 1520. Il quitte la ville lors des troubles anabaptistes (1533) pour y revenir après le rétablissement du catholicisme. Il reçoit de nombreuses commandes de peintures murales, de tableaux, de travaux de décoration. Outre ses compositions religieuses, il a peint de nombreux portraits (Portrait d'Anna tom Ring [sa femme], Cologne, W. R. M. ; Portrait d'un architecte [son fils Hermann.], musées de Berlin). Sa série des sibylles (la Sibylle de Cumes, musée de Münster) semble avoir connu un certain succès, car elle fut reprise par ses deux fils. Sa manière s'apparente à celle des peintres des Pays-Bas du Nord, mais avec quelque chose de sec, d'un peu étriqué et d'archaïsant dans la description minutieuse des formes.

Hermann tom Ring (Münster 1521 – id. 1596). Fils du précédent, peintre et dessinateur, il fut peut-être architecte. Il reprit à la mort de son père la maison et l'atelier paternel à Münster. Il a, comme son père, exécuté des portraits ainsi que de nombreux tableaux religieux (Jugement dernier, musée d'Utrecht). Son style s'inspire parfois fortement de celui des romanistes flamands.

Ludger tom Ring, dit le Jeune (Münster 1522 – id. 1584). Frère du précédent, il reprend à la mort de son père l'atelier paternel, en collaboration avec Hermann, puis s'installe à Brunswick (1556). Il est surtout connu comme portraitiste et comme peintre de genre. Il a emprunté à Aertsen le type de la scène biblique comme " tableau de cuisine " (Noces de Cana, autref. Berlin, Kaiser-Friedrich Museum, détruit en 1945). Sa suite de sibylles (la Sibylle delphique, Louvre) reprend dans le même esprit un sujet traité par son père.