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George Richmond

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre britannique (Londres 1809  – id. 1896).

Après avoir appris le dessin auprès de Füssli à la Royal Academy, il se lia d'amitié avec Palmer et Calvert, qui veillèrent sur les derniers jours de William Blake. Il fut ainsi l'un des premiers " Anciens " et fondateurs du groupe de Shoreham. Dans ses œuvres de jeunesse, il se montrait peut-être l'artiste le plus proche du maître visionnaire. Ses dessins (David jouant devant Saül, v. 1828), ses gravures (le Berger, v. 1827) reprenaient le graphisme de Blake. Ses peintures, comme la Création de la lumière, peinte " a tempera ", et le Christ et la Samaritaine (Londres, Tate Gal.), exposé à la Royal Academy en 1828, présentaient les mêmes thèmes tirés de la Bible et les mêmes archaïsmes techniques.

À la suite d'une visite à Paris en 1828 et surtout après son mariage avec la fille de l'architecte Tatham, Richmond devait abandonner sa première manière et s'éloigner du cercle de Shoreham, qui s'était formé autour de Palmer, pour mener une brillante carrière de portraitiste mondain assez fade. La N. P. G. de Londres conserve une trentaine de ses portraits à l'huile, à l'aquarelle et au crayon (Cardinal Newman).

Richmond reste célèbre pour la correspondance qu'il échangea avec Palmer et pour avoir gardé un certain nombre de souvenirs de Blake, alors que son beau-frère Frederick Tatham avait cru bon de détruire les manuscrits qui se trouvaient en sa possession en raison de leur caractère subversif.