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Carl Fredrik Reuterswärd

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre suédois (Stockholm 1934).

Il rencontre Fernand Léger à Paris en 1952 et, la même année, entre à l'École royale supérieure des beaux-arts de Stockholm. Il est d'abord dessinateur, graveur et poète dans la tradition dadaïste, où l'irrationnel et l'irrévérence à l'égard du conformisme sont de mise (Aniara I, lavis, 1954). Il recherche, dans sa peinture, la spontanéité du graphisme, le raffinement du matériau, les rapprochements insolites à l'instar du pop art américain, et s'inspire notamment du cartoon : le mouvement est restitué par la juxtaposition sérielle de formes stéréotypées et de rythmes abruptement interrompus (le Cigare de l'éternité, 1961, New York, M. O. M. A.). Reuterswärd s'est également intéressé aux films non figuratifs et aux décors de théâtre. Avec son ironie sophistiquée et son goût délibéré pour les techniques expérimentales, il est l'un des artistes suédois dont le cosmopolitisme culturel est le plus marqué et il a joué un rôle prépondérant en introduisant, dans son pays, les tendances de l'art moderne américain. Il est, depuis 1965, professeur à l'École supérieure d'art de Stockholm. En 1968, il fit partie du groupe Pentacle, qui exposa au musée des Arts décoratifs à Paris.

À partir de 1968, il se sert de la lumière laser et de l'holographie (méthode de photographie en relief utilisant les interférences produites par la superposition de deux faisceaux laser) pour obtenir un " nouvel instrument visuel propre à saisir les modifications de notre environnement ". (Kilroy, 1962-1972, Paris, M. N. A. M.). Le Moderna Museet de Stockholm lui a consacré une exposition en 1977.