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Torsten Renqvist

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre et graveur suédois (Ludvika 1924-Nacka 2007).

Il étudia à Copenhague sous la direction d'Aksel Jørgensen ainsi qu'à l'École supérieure des arts de Stockholm, où il commença sa carrière en 1950. Au cours d'un séjour en Angleterre (1951-52), il rencontra P. Nash, G. Sutherland et H. Moore. Ses premières peintures s'inspirent d'objets usuels, vus dans une perspective rapprochée et abrupte, avec des formes agressivement marquées et des couleurs arbitraires, d'une facture brutale et empâtée dans les contrastes : (la Maison chlorophyllée, 1952 ; la Chaussette tricotée). Au cours de ces années, il pratique aussi la gravure et donne, en 1952, une suite de gravures sur bois : Bêtes, paraphrase joyeuse et réaliste des bois gravés animaliers de Thomas Bewick. À partir de 1955, les éléments de la nature, tels que l'eau, les nuages, la terre, deviennent ses motifs de prédilection, qu'il interprète en un jeu de formes organiques et inorganiques (la Pluie, 1955, Stockholm, Nm ; l'Archipel de l'Odyssée, 1955), ou bien, souvent, il peint des vues rapprochées, macrocosmiques, de l'anatomie des phénomènes naturels (suite de gravures : Fragments de la Terre, 1960) ; il traduit aussi les reflets glissants et miroitants du torrent (Autel de fleuve, triptyque, 1962, Stockholm, Moderna Museet ; version gravée en 1960). Renqvist est l'un des meilleurs graveurs suédois contemporains. Il met au service d'une fantaisie visionnaire une technique libre et inventive : Émeute, suite inspirée par la crise hongroise de 1956 ; Globe, 1959, suggestive description de la création du monde. Professeur à l'académie de peinture Valand, à Göteborg, de 1955 à 1958, il a exercé une forte influence sur de nombreux artistes. Il est une figure de proue du vigoureux mouvement suédois néo-expressionniste des années 1950. Plus tard, Renqvist a déclaré qu'il trouvait intéressante la volonté de clarté formelle des concrétistes, sans toutefois s'intéresser à la dynamique de l'espace mais plutôt à la recherche d'une plus grande intimité.

Ses dernières toiles datent des années 1960, et il est resté longtemps absent des expositions. À la fin de ces années, il revient comme sculpteur et déclare qu'il ne veut plus peindre. Il fait d'abord de petites sculptures en métal puis il aborde des formats plus grands et choisit le bois (Femme avec des jumeaux, 1968, Stockholm, Moderna Museet).