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Jean-Baptiste, baron Regnault

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Paris 1754  – id. 1829).

À dix ans, il eut la chance de rencontrer Bataille de Montval, qui facilita ses débuts et lui permit de copier les dessins de sa collection ; après son retour d'Amérique, où il avait suivi son père et passé quatre années dans la marine comme mousse (1765-1769), son protecteur le fit entrer chez le peintre Bardin. Séjournant à Rome avec celui-ci (1770-1775), Regnault s'initia au Néo-Classicisme naissant. Il obtint le prix de Rome en 1776 (un an après David) avec Diogène et Alexandre (Paris, E. N. B. A.). En 1783, il fut reçu à l'Académie avec l'Éducation d'Achille (Louvre), qui, par l'équilibre de la composition et des formes, la pureté du style, la qualité du coloris, reste l'une de ses meilleures œuvres, avec un tableau religieux, fait exceptionnel chez l'artiste : la Descente de croix, peinte pour la chapelle du château de Fontainebleau en 1789 (Louvre) dans la tradition académique des Carrache. Les thèmes qu'il aborde le plus souvent sont mythologiques : l'Amour et Psyché (1785, musée d'Angers), tableau encore animé de la sensibilité du xviiie s. ; Cérémonie nuptiale (1788, musée de Riom) ; les Trois Grâces (1799, Louvre), tableau par lequel Regnault voulut montrer à David, qui exposait alors les Sabines, le moyen d'assouplir les froids modèles antiques. Beau portraitiste (Madame Arnault, Versailles), Regnault aborde l'allégorie de façon très personnelle et parfois déconcertante (la Liberté ou la Mort, devise de la Convention, 1795, Hambourg, Kunsthalle ; tardif Autoportrait et allégorie maçonnique, musée de Brest) ou traite de thèmes historiques (Marche triomphale de Napoléon [commande impériale pour le Sénat en 1804, Versailles] ; Mort de Desaix, musée de Clermont-Ferrand ; Mariage du prince Jérôme et de la princesse de Wurtemberg 1810, Versailles).

La peinture de mythologie galante, dont la grâce sensuelle s'apparentait aux tableaux de boudoir du xviiie s., occupa ses dernières années : la Toilette de Vénus (coll. part.), le Jugement de Pâris (Detroit, Inst. of Arts). Émule de David, dont il n'avait pas la magistrale personnalité, Regnault n'exerça d'influence dans l'art de la première moitié du xixe s. qu'à travers deux de ses élèves : Gabriel-Christophe Guérin et Louis Hersent.