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Allan Ramsay

David Hume
David Hume

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre britannique (Édimbourg 1713  – Douvres 1784).

Fils du poète Allan Ramsay, il reçut une éducation approfondie et, en 1729, fréquenta l'Académie de Saint-Luc à Édimbourg. Arrivé à Londres en 1734 pour travailler dans l'atelier du Suédois Hans Hysing, il revint bientôt à Édimbourg pour y exercer son métier de peintre. En Italie, de 1736 à 1738, il rencontra Batoni et travailla avec Francesco Imperiali à Rome et avec Solimena à Naples. Il prit l'habitude de peindre ses portraits sur fond rouge, pratique héritée probablement de Benedetto Luti. À son retour, il s'établit à Londres comme portraitiste, travaillant dans le style de Hudson et de Highmore, et obtint assez de succès pour déclarer, en 1740 : " J'ai éliminé tous vos Van Loo, vos Soldi et vos Rusca et me voici maintenant promu au rôle de premier violon. " En 1746, il exécuta le portrait du Dr Mead (Londres, Foundling Hospital), inaugurant le " grand style " du portrait anglais et donnant ainsi un parallèle intéressant au Captain Coram de William Hogarth (1740, id.). Ce portrait du Dr Mead assure la transition entre le style de Hudson et de Highmore, dérivé de Kneller, et l'emphase de celui de Reynolds. Peu après 1750, on note un changement dans le style de Ramsay : l'artiste donne aux chairs plus d'éclat et, probablement sous l'influence de l'œuvre de Velázquez, introduit dans ses fonds un gris velouté. Ses portraits deviennent également plus libres dans leur exécution, sans doute parce que Reynolds accaparait alors la plupart des commandes de l'aristocratie.

En 1754, Ramsay partit pour la seconde fois en Italie, où il subit l'influence du portrait français tel que le pratiquaient Aved et Subleyras. Il travailla également à l'Académie de France à Rome. Le chef-d'œuvre de cette période est le Portrait de sa seconde femme (v. 1755, Édimbourg, N. G.) ; il mit tout son talent à rendre les dentelles et le modelé délicat de la tête. À ce moment, il renonce à la collaboration de praticiens pour l'exécution de draperies : il étudie désormais lui-même avec soin la pose et les attitudes du modèle, dont l'originalité tient à l'abandon des attitudes conventionnelles et guindées, prisées par Hudson. À son retour en Angleterre en 1757, il exécute des portraits royaux (George III, prince de Galles, 1757, coll. royale) et, lors de l'accession au trône de George III, en 1760, il devient peintre du roi et l'auteur des effigies du souverain, qui furent constamment reprises dans son atelier. Lors du séjour de Jean-Jacques Rousseau auprès de Hume en Angleterre, il exécuta son portrait en costume arménien (1766, Édimbourg, N. G.). Il semble avoir abandonné la peinture v. 1769 et passé le reste de sa vie à des travaux littéraires. C'est dans la création du " portrait de salon ", équilibre entre l'emphase du " grand style " que pratiquera Reynolds et la familiarité de la peinture hollandaise, que réside la plus grande originalité de Ramsay. L'artiste est représenté à la Tate Gal. et à la N. P. G. de Londres (Autoportrait), à la N. G. d'Édimbourg par 9 tableaux, à la Walker Art Gal. de Liverpool (Emily, comtesse de Kildare, 1765), au City Museum de Birmingham (Mrs. Martin, 1761), au Louvre (Portrait présumé de lord Elcho).