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Carl Rahl

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre autrichien (Vienne  1812  –id.  1865).

Élève, à partir de 1827, de l'Académie de Vienne, il se perfectionna au cours de ses voyages en Allemagne, en France et en Angleterre. En 1836, il se fixe à Rome, où, sous l'influence de Koch et de Genelli, il acquiert un style personnel. Il fut, en effet, le principal représentant de la peinture monumentale (allégories et scènes d'histoire), largement développée à Vienne, en particulier dans la Ringstrasse, pour la décoration de grands édifices publics et privés durant la seconde moitié du xixe s. Parmi les rares travaux qui nous ont été conservés, il faut citer les peintures murales du portique de l'église grecque au Fleischmarkt et celles de l'escalier du musée de l'Armée dans les bâtiments de l'Arsenal ; ouvrages réalisés en collaboration avec Theophil Hansen, l'un des architectes les plus en vue du Ring. Rahl revient à Vienne en 1843 ; des compositions comme Chrétiens dans les catacombes (1844, Hambourg, Kunsthalle), aux couleurs vénitiennes et aux qualités monumentales, lui attirent des commandes. Il accomplit de nouveaux voyages, jusqu'à Copenhague et Athènes, où il dessine des cartons pour la décoration de l'université de cette ville, sur le conseil du baron Sina, ambassadeur grec à Vienne, mais les événements politiques empêchèrent la réalisation de ce projet. En 1863, Rahl fut nommé professeur à l'Académie de Vienne. Il fut très apprécié, dans son pays et à l'étranger, comme portraitiste de la société aristocratique et de la grande bourgeoisie du roi Christian VIII. On compte parmi ses meilleures effigies celle, sobre et naturelle, de Luise von Schwind (1845), femme d'un de ses amis peintres, et son Autoportrait, qui appartint d'abord à Theophil Hansen (auj. tous deux à Vienne, Österr. Gal.).