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Pierre Puget

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre et sculpteur français (Marseille 1620  – id. 1694).

De 1640 à 1643, il travaille en tant que peintre aux côtés de Pietro da Cortona à Florence et à Rome. Il s'installe ensuite à Toulon et à Marseille, puis à Gênes, où son passage laissera des marques profondes sur la sculpture locale. En 1670, il entreprend sa sculpture la plus célèbre, le Milon de Crotone (Louvre), qui sera reçu triomphalement à Versailles en 1682. Mais jamais il ne s'imposera véritablement à Paris, bien que Fouquet, avant sa disgrâce, ait voulu lui accorder une place essentielle dans la réalisation de Vaux-le-Vicomte. La peinture ne constitue qu'un aspect mineur de sa production artistique, après le dessin (en particulier une série de remarquables études de galères et de navires, mais aussi de très belles ébauches, telles que l'Éducation d'Achille du musée de Marseille et le Milon de Crotone du musée de Rennes, libre et nerveux, ou, à l'inverse, un dessin très fini, comme le Saint Sébastien des Offices), et, bien entendu, la sculpture. La série de toiles des musées d'Aix et surtout de Marseille (Sainte Cécile, 1650 ; Baptême de Clovis et Baptême de Constantin, 1652 ; Sacrifice de Noé, 1654 ; Salvator Mundi, 1655) montre l'influence qu'a pu exercer sur Puget la peinture génoise de la première moitié du xviie s., en particulier celle d'un Valerio Castello.

Son fils François (Toulon 1651 – Marseille 1707) semble n'avoir quitté le midi de la France (Toulon et Marseille) que pour présenter au roi à Versailles le Milon de Crotone (en 1682), marbre conservé au Louvre, et l'Andromède (en 1685) de son père. Entre ces deux voyages, il exécuta son tableau le plus connu, la Réunion d'amateurs (1684) du Louvre. Outre quelques toiles religieuses, il s'est exclusivement consacré au portrait (Monsieur et Madame Guintrand, musée d'Aix-en-Provence), et son œuvre, confondu avec celui de Laurent Fauchier, n'a pas encore été regroupé ni étudié.