En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Jan Preisler

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre tchèque (Popovice, près de Dvůr Králové, 1872  – Prague 1918).

Il fit ses études à l'École des arts et métiers de Prague (1887-1895). Ses débuts furent marqués par le luminisme néo-baroque de V. Hynais. À partir de 1896, il expose régulièrement avec le Kunstverein puis la Société Mánes. En 1902, un voyage en Italie lui fait découvrir la peinture du quattrocento. Il voyage en 1906 à Paris, puis à Venise et Rome (1807-1811). Il est nommé professeur à l'école des Arts et métiers de Prague puis à l'Académie. L'atmosphère d'angoisse et de pessimisme qui avait pénétré en Bohême avec les romans de Strindberg et les drames d'Ibsen imprégnera fortement son œuvre de jeunesse (Cycle du chevalier errant, 1898, musée de Prague). Dans le Printemps (1900, id.), il dépasse l'impressionnisme, dont il pratique la technique : dans sa composition rythmée de grandes verticales, il trouve des accords proches de ceux de Maurice Denis. Preisler construisit ensuite l'espace et modela les figures par aplats de tons purs, vifs et contrastés (le Lac noir, 1904 ; le Paysage jaune, 1908 ; id.) et campa des personnages immobiles dans une atmosphère intemporelle. Il s'engagea dans cette voie avant 1906, année de son voyage à Paris, où il est séduit par Gauguin, découvrant une certaine parenté entre sa propre démarche et celle du peintre français. Dans les années 1909-1912, il exécute une série de peintures murales et de cartons de mosaïques, conçus dans l'esprit du style 1900 (décorations du musée de Hradec Králové, de la Banque du royaume de Bohême et de la Maison municipale de Prague). Il subit l'influence du groupe des Huit, notamment dans les thèmes (le Bon Samaritain, 1912, musée de Prague ; Léda et le cygne, id.). Son œuvre, contemporaine de celles de Marées, Böcklin et Puvis de Chavannes, est à la fois une expression pure du Symbolisme en peinture et le témoignage de recherches originales sur le plan de la couleur. Preisler exécuta également des affiches, notamment pour l'exposition Munch en 1905.