En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Jan Pollack

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre allemand d'origine polonaise (Cracovie [?] v.  1445  – Munich 1519).

Il acquit peut-être à Cracovie sa première formation, qu'il aurait poursuivie à Prague ( ?) avant d'entreprendre un voyage aux Pays-Bas. Il traversa — semble-t-il — la Franconie et se rendit à Munich, peut-être à l'occasion du mariage du duc Georges avec Hedwige de Pologne en 1471. Il exécuta en 1479 les fresques de la Passion dans l'église de Pipping, près de Munich, et en 1483 le retable du maître-autel de Weihenstephan, dont les différentes parties se trouvent aujourd'hui réparties entre les musées de Munich (Alte Pin.), de Freising (séminaire) et de Nuremberg. De 1489 datent deux volets du retable de l'église paroissiale de Pullach, représentant des Scènes de la vie de saint Étienne et de saint Guy. L'artiste reçut, à partir de cette date, de nombreuses commandes de la ville de Munich (où il dirigea un atelier important), notamment en 1490 celle du retable du maître-autel destiné à l'église Saint-Pierre de Munich. Des 18 panneaux consacrés à des Scènes de la vie des apôtres saint Pierre et saint Paul (face interne) et de la Passion (face externe) subsistent 16 tableaux, dont une partie est conservée dans l'église même, l'autre au Bayerisches Nationalmuseum de Munich. Dès cette époque, Mair von Landshut participe à ses travaux. L'art de Pollack trouve son accomplissement dans les tableaux du maître-autel et des autels latéraux de la chapelle seigneuriale de Blutenburg, près de Munich (1491). Le panneau central du maître-autel représente la Trinité, les panneaux latéraux sont consacrés au Baptême du Christ et au Couronnement de la Vierge, les autels latéraux au Christ en majesté et à l'Annonciation. De cette période datent également 7 portraits des plus expressifs, dont ceux du Duc Sigismond et de Jörg von Halsbach, dit Ganghofer, l'architecte de Notre-Dame de Munich. D'un tempérament passionné et inquiet, qui se traduisit par une facture vigoureuse et dynamique, l'artiste donna une impulsion nouvelle au langage pictural, déjà dramatique et agité, de la Bavière. Il était pourtant attentif aux détails et admit dans ses œuvres tardives des effets de caractère ornemental.