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Antoine-Sébastien Plamondon

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre canadien (Québec 1804  – Neuville, Québec, 1895).

Il s'initie à la peinture en exécutant des restaurations et des copies de tableaux européens achetés en 1817 par son maître, le peintre autodidacte québécois Joseph Légaré. En 1826, il poursuit ses études à Paris sous la direction de Paulin Guérin. À son retour (1830), il devient le portraitiste à la mode. S'il ne cache pas son admiration tantôt pour David, tantôt pour la peinture romantique, il conserve la façon bien canadienne d'aborder ses sujets sans détours, en centrant son attention sur le visage de ses modèles, comme dans le portrait de Madame Joseph Laurin (1839, Québec, musée du Québec). Son portrait de Sœur Saint-Alphonse (1841, Ottawa, N. G.) révèle, d'autre part, sa connaissance de Philippe de Champaigne.

Plamondon conserve une capacité de travail peu ordinaire jusqu'en 1852, année où il se retire à la campagne. Après cette date, ses toiles sont fort inégales. Très habile dans ses portraits, il éprouve quelque difficulté à organiser de larges compositions, et il lui arrive alors de faire de nombreux emprunts à des petits maîtres européens. C'est ainsi que, de 1837 à 1842, il a exécuté, avec brio, mais sans grande imagination personnelle, quatorze grandes stations du Chemin de croix, dont quatre sont conservées au musée de Montréal.