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Jean-Pierre Pincemin

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Paris 1944).

Il a expérimenté à ses débuts toute une série de gestes éloignés de la pratique traditionnelle du pinceau : pliages, empreintes sur tôle ondulée, empreintes de briques, de grillages, agissant sur la toile comme un matériel nouveau et utilisant seulement deux couleurs, le bleu et le rouge. De 1968 à 1973 prend place l'importante période des " carrés collés " ; la toile est alors plongée dans des bains de teinture, découpée et assemblée en figures géométriques irrégulières, carrées ou rectangulaires ; elle peut être disposée aussi en losanges ou en bandes d'échelles. Cette animation par la forme, qui apprivoise une géométrie élémentaire, va être réduite au profit de la couleur à partir de 1974. Les formats souvent très vastes sont structurés par de simples rapports orthogonaux où le rectangle allongé est privilégié. Les pans de toile qui composent l'ensemble sont imprégnés de couleurs voisines, parfois presque monochromes, riches en tonalités proches résultant des superpositions, mais les lignes de pliage de la toile sont signalées en noir. Les toiles sont suspendues au mur sans châssis — la couleur, qui fait corps avec elles, leur confère poids et rigidité —, ce qui renforce la qualité éminemment murale de cette peinture. Les œuvres plus récentes, influencées par des voyages en Inde font place à une manière sensuelle libérée de la ligne, mais non de la couleur (Dérive des continents, 1994).

Pincemin a fait partie du groupe Support-Surface de septembre 1971 à octobre 1973. Il a exposé à la maison de la culture d'Orléans (1970), au musée de Saint-Paul-de-Vence (1975), à Paris, gal. Rencontres (1972, 1974), gal. Piltzer (1975) et M. A. M. de la Ville (A. R. C. 2, nov. 1976). Il est également représenté au M. N. A. M. de Paris. Le musée Sainte-Croix à Pontoise (1981), l'Institut culturel français de Vienne (1983), le musée de Liège (1984), le C. A. C. d'Orléans (1987), celui de Quimper (1989), les centres de Brétigny-sur-Orge, de Gennevilliers, d'Ivry et de Corbeil (1990-91) ainsi que le musée du Québec (Québec, 1996) lui ont consacré des expositions personnelles. Il était par ailleurs présent lors des deux grandes expositions du groupe, à Chambord (1990) et à Saint-Étienne (1991).