En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

August Xaver von Pettenkofen

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre autrichien (Vienne  1822  – id.  1889).

On peut diviser son œuvre en 2 parties, dont la charnière est le milieu du siècle. De 1834 à 1841, Pettenkofen travaille à l'Académie de Vienne, puis son évolution continue dans l'esprit de la " vieille peinture viennoise " de genre. Ses travaux lithographiques sont surtout consacrés à l'illustration de la vie militaire, qu'il connut en combattant avec les forces autrichiennes contre le soulèvement hongrois des années 1848-49. En 1853, il séjourne pour la première fois à Szolnok, petite ville au centre de la plaine hongroise ; les motifs de ces paysages l'imprègnent profondément : le pays spacieux sous un ciel lourd et nuageux, le sol roussi, les lacs, les bohémiens, les chevaux, les groupes d'arbres, oasis de lumière, autant de motifs qui, intensément vus et sentis, contribuent à l'évolution de son style (le Marché de Szolnock, 1851, Baltimore, W. A. G.). Des séjours successifs à Paris, entre 1852 et 1883, l'influencent également. Pettenkofen s'initia alors à l'art de Barbizon et se lia avec Meissonier et le Belge Stevens ; la structure linéaire de ses premiers tableaux fit place à une facture souple et purement picturale (les Volontaires hongrois Henés, 1852). Pettenkofen est considéré aujourd'hui comme le peintre par excellence de la Puszta. Johann Gualbert Raffalt et Karl Leopold Müller subirent profondément son influence, sans atteindre toutefois à sa maîtrise. L'Österr. Gal. de Vienne possède la collection la plus complète de ses peintures de 1860 à 1880. Également dessinateur, surtout après 1880, Pettenkofen illustra alors son livre préféré, le Gil Blas de Lesage ; ces dessins (Albertina) permettent de suivre les différentes étapes de ce travail, depuis les rapides croquis à la mine de plomb, à la plume et au pinceau jusqu'aux réalisations les plus achevées au lavis ou à la sépia avec rehauts de blanc ; l'auteur fait alors surgir un monde fantastique dans un métier graphique hallucinant.