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Francesco di Stefano, dit Pesellino

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien (Florence v.  1422  – id.  1457).

Fils et petit-fils de peintres (son surnom lui vient de son grand-père Pesello), il débute son activité sous la direction de son grand-père et surtout de Filippo Lippi, mais son art est aussi marqué par le style d'Angelico et de Domenico Veneziano. Citons parmi ses premières œuvres une suite d'exquises enluminures à sujets mythologiques (Venise, Bibl. Marciana et Ermitage), la prédelle du Retable Médicis peint par Lippi v. 1450 pour l'église S. Croce de Florence (auj. aux Offices) et représentant des Scènes de la vie de saint Côme et de saint Damien, maintenant réparties entre le Louvre et les Offices. La Sainte Trinité (1455-1457, Londres, N. G.) est au contraire la dernière œuvre de sa brève activité et la seule que l'on puisse lui attribuer avec certitude.

On doit à l'artiste des retables (la Trinité avec des saints, id. ; la Vierge et l'Enfant entre saint Zanobie [?], saint Jean-Baptiste, saint Antoine abbé et saint François, Louvre), des Madones, variations sur des thèmes de Lippi (Toledo, Ohio, Museum of Art ; Boston, Gardner Museum ; musée de Denver) et des petits panneaux d'une remarquable finesse montrant la Vierge et l'Enfant avec des saints (Philadelphie, Museum of Art, coll. Johnson ; Metropolitan Museum), l'Annonciation (Londres, Courtauld Inst.) ou la Crucifixion (Esztergom, Musée chrétien ; Berlin ; Washington, N. G.).

Pesellino fut aussi peintre de " cassone " ; citons les deux " cassone " les plus importants, ceux du Gardner Museum de Boston figurant le Triomphe de l'Amour, de la Chasteté et de la Mort et le Triomphe de la Gloire, du Temps et de la Religion, ainsi que ceux illustrant des Scènes de la vie de Griselidis à l'Accad. Carrara de Bergame, des Scènes de la vie de David (Lockinge House, Wantage, coll. Loyd) ou des scènes bibliques (série partagée entre le musée du Mans, le Fogg Art Museum de Harvard et la Nelson Gal. de Kansas City). Sans être un maître d'une grande originalité, Pesellino fut un divulgateur délicat du langage pictural florentin du deuxième quart du quattrocento.