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François Perrodin

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Saint-Claude, Guadeloupe, 1956).

L'œuvre de Perrodin doit sa rapide maturité à ses principes rigoureux. Dans le champ d'abord limité au seul monochrome gris, il travaille par séries numérotées, dont les caractères et les modalités d'exécution sont définis dès le départ. Par ces variations sur quelques paramètres essentiels de la peinture, il analyse l'ensemble du système perceptif enclenché par le tableau\– objet, traquant les phénomènes et les rapports du cadre, de la vitre, du fond, des reflets, de l'accrochage, etc. À cette période correspondent 11.37, en trois éléments : vinyle sur Isorel et cadre de bois, verre (1984, Paris, M. N. A. M.), et 12.41, vinyle sur bois, verre (1987, Paris, M. N. A. M.). En 1990, il recourt aux couleurs primaires pour des séries de monochromes en croix, en creux ou en triptyques mais dans la même logique d'étude de l'ombre et de la lumière, de ses jeux sur le tableau, le mur, le regard. L'élaboration théorique tâche ici de rejoindre l'évidence de la vision, et Perrodin apparaît comme un fils des minimalistes par sa mise en scène littérale de l'acte de percevoir. Il en rajeunit cependant le contenu par son dénombrement des écarts de présentation. Perrodin a exposé au M. A. M. de la Ville de Paris, 1986 ; au Nouveau Musée, Villeurbanne, 1987.