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Orlando Pelayo

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre espagnol (Gijón 1920  –Oviedo 1990).

Il passe son enfance dans la région de Badajoz, pays de Zurbarán. À onze ans, déjà tenté par le dessin, il vient habiter la Manche, l'âpre pays de Don Quichotte, qui le marque définitivement. Son père, en bon humaniste, lui fait connaître les poètes, mais, engagé à dix-huit ans dans l'armée républicaine, le jeune Pelayo connaît l'horreur des combats, de la défaite devant le franquisme et l'amertume de l'exil. Il vit jusqu'en 1947 en Algérie, où il devient l'ami d'Albert Camus, de Jean Grenier et d'Emmanuel Roblès. Il fait de la céramique, devient professeur d'espagnol et peint alors des toiles sourdes et pathétiques (l'Enfant mort, 1947, coll. part.). Venu à Paris après la Libération, il travaille d'abord en solitaire à une peinture figurative (Nature morte, 1952, Paris, coll. part.) qui ira se dépouillant " jusqu'à réduire le motif à sa stricte signification plastique " (Chèvres, 1956, Paris, gal. Synthèse). Avec une richesse chromatique croissante, il parvient bientôt à la limite de l'Abstraction (Faisan, 1957, Paris, coll. part.) et cherche, dès lors, à rendre objets et paysages dans leurs caractères spécifiques et leurs dimensions sensorielles (Campos, 1959, Paris, gal. Synthèse ; Paysage espagnol, 1961, Paris, M.N.A.M.). Il abandonne ensuite cette formulation naturaliste pour aborder le portrait : Deux Vieilles Femmes (1964, Londres, Drian Gal.), Ultime Rencontre (1965, Paris, M.A.M. de la Ville), Portrait de femme (1965, musée de Neuchâtel) sont des œuvres à la fois gestuelles et méditées. Les Portraits apocryphes, invitant à reconnaître des états d'esprit plutôt que des états civils, se poursuivent par le Ricaneur (1968, Auvernier, Suisse, gal. Numaga), la Délurée (1969, id.) qui s'inscrivent tout naturellement dans l'optique de la Nouvelle Figuration, encore que l'artiste n'ait jamais adhéré à aucun mouvement. Pelayo est représenté notamment aux musées de Lille (Jeanne la Folle), de Grenoble, d'Alger, de Neuchâtel, à Paris (M.A.M. de la ville et M.N.A.M.), à Madrid (M.E.A.C.).