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Luc Peire

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre belge (Bruges 1916  – Paris 1994).

Luc Peire a étudié à l'Académie de Bruges puis a été élève à l'école Saint-Luc de Gand et à Anvers, à l'Institut supérieur des beaux-arts, où il a eu comme professeur Gustave Van de Woejstyne. En 1937, il travaille dans l'atelier de Constant Permeke. Sa première exposition a lieu en 1938 à Bruges : son art est alors marqué par l'Expressionnisme. Au début des années 50, il réalise des tableaux qui montrent l'influence de Picasso et d'André Marchand (la Jatte, 1953, coll. de l'État belge, qui est une nature morte ; Synthèse, 1953, qui est une scène d'intérieur). Ses compositions témoignent déjà d'un goût particulier pour l'étirement des figures et un traitement original de l'espace, qui va se concrétiser quelques années plus tard dans un tableau comme le Nouvel Empire (1956, coll. K. L. M., Amsterdam), où, si l'on devine encore la place du ciel, de la terre, de deux personnages et d'une architecture, ce qui prime est bien la recherche de structures à travers un réseau de lignes verticales. Tessa (1957) présente encore un personnage dans un intérieur, mais il ne s'agit plus que de disposer un réseau de surfaces et de lignes verticales parallèles dans une trame orthogonale, tandis que Manolete (1957, Bruges, Stedelijk Groeningemuseum) continue à privilégier le jeu du clair-obscur. À partir de 1959, Luc Peire est devenu un peintre complètement abstrait, ses tableaux montrant simplement un réseau de lignes verticales parallèles créant des cadences à l'intérieur d'un registre horizontal, les titres des tableaux restant évocateurs d'un site, d'un moment de la journée, d'une impression. En 1959, Luc Peire s'installe à Paris : il a sa première exposition personnelle à la gal. Hautefeuille. À partir de 1965, Luc Peire va se consacrer à la série des " graphies ", dans laquelle les contrastes de bandes striées de lignes plus ou moins épaisses et de bandeaux horizontaux parallèles sont peints sur toile ou sur des supports de formica ou de masonite, ayant pour effet d'accentuer l'aspect industriel et mécanique de ses tableaux (Côte d'Or, 1983). Luc Peire se préoccupe aussi de faire passer ses recherches dans l'environnement ; il réalise des espaces dont les murs sont occupés entièrement par ses formes striées, l'effet étant accentué par un jeu de miroirs disposés au sol et au plafond. L'artiste a aussi abondamment pratiqué la gravure (Élégie, 1968 ; Incantation, 1988).

Une exposition a été consacrée à l'artiste (Paris, musée du Luxembourg) en 1989 et une rétrospective (Anvers, M. R. B. A.) en 1995.